« Biodégradable », « respectueux de l’environnement », « neutre en carbone » : ces mentions, longtemps affichées sans preuve sur les emballages, sont en train de disparaître des rayons. Une nouvelle réglementation européenne contre le greenwashing s’apprête à transformer en profondeur l’étiquetage des produits que les Français achètent chaque jour, qu’il s’agisse de cosmétiques, de vêtements ou de produits alimentaires.
Ce que change la directive européenne anti-greenwashing
Adoptée le 28 février 2024 et entrée en vigueur le 26 mars 2024, la directive européenne 2024/825, dite « Empowering Consumers » (EmpCo), doit être transposée par les États membres au plus tard le 27 mars 2026, pour une application pleine et entière à partir du 27 septembre 2026. Elle ajoute douze nouvelles pratiques interdites à la liste noire de la directive européenne sur les pratiques commerciales déloyales, dont sept visent directement les allégations environnementales : elles seront désormais interdites « par nature », sans que l’administration ait besoin de prouver un quelconque préjudice pour le consommateur.
La France, précurseure sur l’interdiction des mentions vagues
Le pays n’attend pas l’échéance européenne pour agir : le décret n° 2022-748 interdit déjà l’usage de formulations trop générales comme « biodégradable », « respectueux de l’environnement » ou « éco-responsable » lorsqu’elles ne sont pas étayées par une évaluation reconnue. La nouvelle directive européenne vient consolider ce cadre déjà pionnier, en l’étendant à l’ensemble des 27 États membres et en imposant des obligations d’information précontractuelle renforcées avant l’achat.
Vers des labels environnementaux mieux contrôlés
Autre changement attendu par les associations de consommateurs : les labels et scores environnementaux devront s’appuyer sur une certification indépendante par un tiers ou sur un dispositif officiel reconnu par les pouvoirs publics. Un logo « vert » créé de toutes pièces par une marque, sans validation extérieure, ne pourra plus être apposé sur un emballage. Objectif affiché par la Commission européenne : que le consommateur puisse enfin comparer des allégations écologiques fiables, plutôt que de deviner lesquelles sont sérieuses parmi la multitude de pictogrammes actuellement en circulation.
Le petit-déjeuner aussi concerné par une réforme de l’étiquetage
Dans le même mouvement de renforcement de l’information du consommateur, une autre directive européenne (2024/1438) imposera dès juin 2026 une présentation standardisée pour plusieurs produits emblématiques du petit-déjeuner : miel, jus de fruits, confitures et lait en poudre devront afficher plus clairement leur composition, leur teneur en sucres et leur origine géographique. Deux réformes distinctes, mais un même fil conducteur : donner au consommateur les moyens de comparer avant d’acheter.
Ce que cela change concrètement pour les achats
- Les mentions écologiques vagues et non prouvées deviennent interdites, sans qu’il soit nécessaire de démontrer une tromperie.
- Les labels « verts » devront reposer sur une certification indépendante reconnue.
- L’étiquetage de plusieurs produits du petit-déjeuner sera harmonisé dès juin 2026.
- Le calendrier européen court jusqu’au 27 septembre 2026 pour une application complète dans tous les États membres.
Pour les enseignes et les marques, l’enjeu est de taille : revoir les argumentaires commerciaux et les packagings avant l’échéance, sous peine de sanctions. Pour les consommateurs, cette réforme promet des rayons plus lisibles, à défaut d’être immédiatement plus verts. D’ici là, les associations de défense des consommateurs recommandent de rester prudent face à un logo écologique isolé, sans certification associée, et de privilégier les labels officiels déjà reconnus.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le greenwashing exactement ?
Le greenwashing, ou écoblanchiment, désigne le fait de présenter un produit ou une marque comme plus respectueux de l’environnement qu’il ne l’est réellement, souvent via des mentions vagues ou des visuels évoquant la nature sans preuve concrète à l’appui.
À partir de quand la nouvelle réglementation s’applique-t-elle ?
La directive européenne doit être transposée dans le droit français au plus tard le 27 mars 2026, pour une application complète à partir du 27 septembre 2026. En France, certaines mentions vagues sont toutefois déjà interdites depuis le décret n° 2022-748.
Comment reconnaître un label environnemental fiable ?
Un label fiable s’appuie sur une certification indépendante, délivrée par un organisme tiers reconnu, et non sur un simple pictogramme créé par la marque elle-même. En cas de doute, mieux vaut privilégier les labels officiels déjà encadrés par les pouvoirs publics.
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Sources
- economie.gouv.fr — DGCCRF, fiche pratique sur la directive 2024/825
- defenseconso.fr — Consommation : ce qui va changer en 2026
- Bio Linéaires — Directive anti-greenwashing : ce qui change au 27 septembre 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











