Le bilan publié ce vendredi 2 octobre par Météo-France confirme ce que beaucoup ressentaient déjà sur le terrain : le mois de septembre 2026 a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, juste derrière septembre 2023. La température moyenne a dépassé les normales de saison de 3,1°C, et le mois fut aussi le troisième plus sec depuis 1958.
Un mois hors normes, à tous les niveaux
Au-delà du seul classement, c’est la conjonction chaleur-sécheresse qui frappe les climatologues. Le déficit de précipitations atteint près de 70 % en moyenne sur le pays, un niveau comparable aux années de référence 1977 et 1985. Fait plus rare encore : septembre marque le quatrième mois consécutif avec une anomalie de température supérieure à 3°C, du jamais-vu depuis le début des relevés sur une série aussi longue.
- Température moyenne : +3,1°C au-dessus des normales 1991-2020.
- Précipitations : déficit d’environ 70 % sur l’ensemble du territoire.
- Série inédite : quatre mois d’affilée au-dessus du seuil des +3°C d’anomalie.
Cette séquence prolonge directement les constats dressés cet été, déjà détaillés dans notre article sur l’été hors normes et le bilan climatique inédit de Météo-France.
Des conséquences concrètes sur l’eau et les cultures
Sur le terrain, le manque d’eau se traduit déjà par des restrictions dans plusieurs départements et par une pression accrue sur les nappes phréatiques avant l’hiver. Un phénomène cohérent avec celui observé plus tôt dans la saison, quand un quart des petits cours d’eau français étaient déjà à sec. Le monde agricole, en particulier la viticulture, encaisse également ce choc climatique répété : la récolte 2026 figure parmi les plus faibles depuis 1957, comme le rappelle notre article sur les vendanges et la plus petite récolte de vin depuis 1957.
Pourquoi cette chaleur persiste-t-elle aussi tard en saison ?
Les climatologues interrogés, dont les analyses sont régulièrement reprises dans notre rubrique Planète, pointent une circulation atmosphérique bloquée, qui a favorisé des entrées d’air chaud répétées sur l’Europe de l’Ouest tout au long de l’été et jusqu’en septembre, limitant les passages pluvieux habituels de la rentrée. Ce blocage prolongé explique à la fois la persistance de la chaleur et l’ampleur du déficit en eau, deux phénomènes qui se renforcent mutuellement : moins de pluie, c’est aussi moins d’évaporation pour tempérer les températures.
Pour les prochaines semaines, le retour à des conditions plus normales est attendu progressivement, mais Météo-France reste prudent : l’enchaînement de plusieurs mois consécutifs très au-dessus des normales rend plus difficile une recharge rapide des sols et des nappes avant l’hiver, avec un effet direct attendu sur les prix de certains produits alimentaires évoqués dans notre rubrique Conso.
Questions fréquentes
Septembre 2026 est-il un record absolu de chaleur en France ?
Non, c’est le deuxième septembre le plus chaud depuis 1900, derrière septembre 2023 qui reste la référence avec une anomalie encore supérieure.
Quelles régions sont les plus touchées par le déficit de pluie ?
Le déficit de précipitations, proche de 70 % en moyenne nationale, touche l’ensemble du territoire, avec des situations particulièrement tendues sur les petits cours d’eau et les nappes superficielles.
Ce type d’enchaînement climatique va-t-il se reproduire ?
Les climatologues ne peuvent pas prédire un mois précis, mais la succession de plusieurs mois consécutifs très au-dessus des normales est désormais documentée comme une tendance de fond, et non comme un épisode isolé.
Sources
- Franceinfo — la France a connu le deuxième mois de septembre le plus chaud de son histoire
- Xinhua — September 2026 ranks 2nd hottest on record in France
- Centre-Europe — septembre 2026, deuxième mois le plus chaud et parmi les plus secs
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











