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Le télescope qui a repéré la toute première exoplanète frappe de nouveau avec une découverte géante

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Dôme d'observatoire astronomique de nuit sous la Voie lactée

Il y a un peu plus de trente ans, un instrument installé en Provence bouleversait l’astronomie en révélant la toute première planète découverte autour d’une étoile semblable au Soleil. Le même télescope vient de frapper à nouveau, en révélant cette fois une planète géante au diamètre 99 fois supérieur à celui de la Terre.

Le télescope qui a changé l’histoire de l’astronomie

C’est avec le télescope de 1,93 mètre de l’Observatoire de Haute-Provence (OHP), rattaché au CNRS et à Aix-Marseille Université, que les astronomes Michel Mayor et Didier Queloz avaient identifié en 1995 la planète 51 Pegasi b, en orbite autour d’une étoile de la constellation de Pégase située à 48 années-lumière. Cette découverte, la toute première exoplanète confirmée en orbite autour d’une étoile ordinaire comme notre Soleil, avait valu à ses auteurs le prix Nobel de physique en 2019.

Trois décennies plus tard, ce même instrument continue de rendre des services précieux à la recherche : équipé aujourd’hui du spectrographe SOPHIE, il vient de contribuer, aux côtés du satellite TESS de la NASA, à l’identification de deux nouveaux systèmes planétaires baptisés TOI-1736 et TOI-2141, en orbite autour d’étoiles également comparables à notre Soleil.

Une planète géante hors norme

Parmi les nouveaux mondes détectés figurent deux mini-Neptunes ainsi qu’une « super-Jupiter » dont le diamètre atteint environ 99 fois celui de la Terre. Pour donner une idée de son gigantisme, Jupiter elle-même n’est « que » onze fois plus large que notre planète : la nouvelle géante détectée la dépasse donc largement en volume, un résultat qui interpelle les spécialistes des sciences planétaires.

La méthode utilisée reste la même que celle qui a permis la découverte historique de 1995 : le satellite TESS repère d’abord une baisse infime de la luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe devant elle, puis le spectrographe SOPHIE, installé sur le télescope de l’OHP, confirme la présence du corps céleste en mesurant les minuscules oscillations qu’il provoque sur son étoile. Une combinaison entre observation spatiale et instrumentation terrestre qui illustre les progrès technologiques accomplis en trente ans, tout en s’appuyant toujours sur le même site historique (à découvrir aussi dans notre rubrique Tech / Net).

Pourquoi cette découverte compte

Au-delà de la performance technique, cette nouvelle détection illustre la longévité et la pertinence scientifique d’un instrument vieux de plusieurs décennies, encore capable de contribuer aux avancées de pointe de l’exoplanétologie. Elle rappelle aussi que la France dispose, avec l’Observatoire de Haute-Provence, d’un site à la fois historique et toujours actif dans la recherche internationale sur les mondes lointains — un patrimoine scientifique qui mérite, comme les grands sites culturels du pays, d’être mieux connu du public (voir notre rubrique Culture).

Questions fréquentes

Quel est le lien entre cette découverte et la première exoplanète jamais détectée ?

Les deux découvertes ont été réalisées avec le même télescope, celui de 1,93 mètre de l’Observatoire de Haute-Provence, qui avait permis en 1995 la détection de 51 Pegasi b, première exoplanète confirmée autour d’une étoile semblable au Soleil.

Quelle est la taille de la nouvelle planète découverte ?

Il s’agit d’une « super-Jupiter » dont le diamètre atteint environ 99 fois celui de la Terre, soit bien plus que Jupiter, qui est environ onze fois plus large que notre planète.

Comment les astronomes détectent-ils ces exoplanètes ?

En combinant deux méthodes : le satellite TESS de la NASA repère la baisse de luminosité d’une étoile provoquée par le passage d’une planète devant elle, puis le spectrographe SOPHIE, installé sur le télescope de l’OHP, confirme la découverte en mesurant les infimes oscillations de l’étoile.

Sources

Sciencepost · OSU Institut Pythéas (CNRS / Aix-Marseille Université) · Space.com

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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