Le taux du Livret A n’a pas bougé depuis sa fixation à 1,70 % le 1ᵉʳ août 2026, mais les calculs des spécialistes de l’épargne commencent déjà à dessiner la prochaine étape. Selon la formule officielle qui régit ce placement préféré des Français, la combinaison de l’inflation et du taux interbancaire de référence pousserait vers une révision à la hausse lors de la prochaine échéance.
Comment est fixé le taux du Livret A
Le taux du Livret A n’est pas décidé au hasard : il résulte d’une formule mathématique appliquée deux fois par an par la Banque de France, qui transmet ensuite sa recommandation au ministère de l’Économie. Cette formule retient la moyenne, sur six mois, entre l’inflation hors tabac et le taux interbancaire à court terme (l’€STR), le tout arrondi au dixième de point le plus proche, avec un plancher fixé à 0,5 %. C’est ce mécanisme qui avait déjà conduit à la décision prise cet été, où le Livret A avait été maintenu à 1,7 % à compter du 1ᵉʳ août 2026, pendant que le Livret d’épargne populaire (LEP) restait fixé à 2,5 % pour continuer à soutenir les ménages les plus modestes.
Un taux théorique qui se rapproche de 2,20 %
En appliquant cette même formule aux données disponibles à la mi-octobre, les calculs publiés par les comparateurs spécialisés font apparaître un taux théorique proche de 2,20 % pour la prochaine révision. Cette estimation reste provisoire : elle sera recalculée jusqu’au jour de l’annonce officielle, en fonction de la trajectoire exacte des prix à la consommation sur les derniers mois de l’année. Mais la tendance est claire, dans un contexte où les derniers chiffres de l’inflation restent sous surveillance étroite des épargnants comme des pouvoirs publics.
Ce que cela changerait concrètement pour les épargnants
Le Livret A reste le placement d’épargne le plus détenu en France, loin devant les autres produits réglementés. Une hausse de taux, même limitée, a des effets directs et rapides pour des dizaines de millions de détenteurs :
- Des intérêts plus élevés, calculés automatiquement sur le capital placé, sans aucune démarche à effectuer ;
- Un rendement qui se rapproche davantage de l’inflation réelle, sans toutefois forcément la dépasser ;
- Un effet d’entraînement possible sur la rémunération d’autres produits d’épargne réglementée, comme le Livret de développement durable et solidaire proposé par les banques en ligne comme par les réseaux traditionnels ;
- Un coût de refinancement légèrement plus élevé pour les banques et pour le logement social, qui s’appuient sur la collecte du Livret A.
Pour les ménages, la décision ne change rien à la disponibilité de l’argent : les sommes placées restent retirables à tout moment, sans fiscalité ni conditions, ce qui explique la popularité durable de ce placement malgré des taux encore modestes au regard de la hausse du coût de la vie.
Questions fréquentes
Quand le nouveau taux du Livret A sera-t-il officiellement connu ?
La décision définitive revient au ministère de l’Économie, sur recommandation du gouverneur de la Banque de France, à l’approche de chaque échéance semestrielle. Jusqu’à l’annonce officielle, seules des estimations fondées sur la formule publique peuvent être avancées.
Qui décide réellement du taux du Livret A ?
La Banque de France calcule et propose un taux à partir de la formule officielle, mais la décision finale appartient au ministre de l’Économie et des Finances, qui peut en théorie s’écarter de la recommandation, ce qui reste toutefois rare en pratique.
Le LEP suit-il la même évolution que le Livret A ?
Non, le Livret d’épargne populaire répond à une formule distincte, pensée pour rester toujours plus avantageuse que le Livret A afin de soutenir le pouvoir d’achat des foyers aux revenus modestes qui y ont accès.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











