Depuis le 1er août 2026, l’épargne réglementée affiche de nouveaux taux. Le Livret A passe de 1,5 % à 1,7 %, une hausse actée par un arrêté ministériel publié au Journal officiel. Pour des dizaines de millions de détenteurs de ce placement préféré des Français, la question se pose : que change concrètement ce nouveau taux, et comment se positionne-t-il face aux autres livrets réglementés ?
Une revalorisation actée après plusieurs mois de baisse
Le taux du Livret A est révisé deux fois par an, en janvier et en août, selon une formule qui tient compte de l’inflation et des taux d’intérêt interbancaires de la zone euro. Après plusieurs révisions à la baisse depuis 2025, ce relèvement à 1,7 % marque une inflexion. La décision, annoncée par le ministre de l’Économie Roland Lescure le 15 juillet, a été formalisée par un arrêté du 29 juillet 2026. Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), dont le fonctionnement est calqué sur celui du Livret A, bénéficie du même relèvement.
Le LEP maintenu grâce à un coup de pouce gouvernemental
Autre enseignement de cette révision : le Livret d’Épargne Populaire (LEP), réservé aux ménages aux revenus modestes, reste fixé à 2,50 % jusqu’au 31 janvier 2027. La formule de calcul aurait pourtant dû ramener ce taux à 2,20 % ; le gouvernement a choisi d’accorder un « coup de pouce » de 0,3 point pour préserver l’attractivité de ce produit, qui reste le placement réglementé le mieux rémunéré. Le Compte Épargne Logement (CEL), moins connu, voit quant à lui son taux progresser à 1,25 %.
- Livret A / LDDS : 1,7 % (contre 1,5 % précédemment) ;
- LEP : 2,50 %, maintenu par décision gouvernementale ;
- CEL : 1,25 %.
Un contexte de décollecte qui interroge
Cette revalorisation intervient alors que les Livret A et LDDS ont connu une décollecte significative depuis le début de l’année : plus de 5 milliards d’euros en sont sortis depuis janvier 2026. Une partie de l’épargne des ménages s’est reportée vers d’autres supports, entre placements financiers plus rémunérateurs et arbitrages liés à l’immobilier. La hausse du taux pourrait freiner ce mouvement, sans nécessairement l’inverser, tant les arbitrages d’épargne dépendent aussi du contexte plus large des taux de crédit et de l’inflation perçue par les ménages.
Faut-il arbitrer son épargne ?
Pour les ménages éligibles, le LEP reste largement plus avantageux que le Livret A, avec un différentiel de 0,8 point. Encore faut-il en connaître les conditions de ressources, souvent méconnues, qui en limitent l’accès. Pour les autres épargnants, le Livret A demeure une valeur refuge pour l’épargne de précaution grâce à sa liquidité totale et à l’absence de fiscalité, même si son rendement reste, une fois de plus, en deçà de certains supports plus dynamiques mais moins sécurisés.
Questions fréquentes
Le nouveau taux du Livret A s’applique-t-il automatiquement ?
Oui, la revalorisation est automatique pour tous les détenteurs d’un Livret A ou d’un LDDS à compter du 1er août 2026, sans démarche à effectuer.
Qui peut ouvrir un LEP ?
Le LEP est réservé aux personnes dont les revenus ne dépassent pas un plafond annuel fixé par l’administration fiscale ; l’éligibilité est vérifiée chaque année sur la base de l’avis d’imposition.
Le taux du Livret A va-t-il encore évoluer ?
Le taux est révisé tous les six mois, en janvier et en août, selon la formule officielle intégrant inflation et taux interbancaires ; la prochaine révision est donc attendue en janvier 2027.
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Sources
info.gouv.fr — presse.economie.gouv.fr — lafinancepourtous.com
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











