Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, le marché de l’immobilier retrouve à la rentrée 2026 un fonctionnement plus équilibré, après plusieurs années de turbulences. Les prix se stabilisent, le crédit reste globalement accessible malgré une légère tension, mais un déséquilibre structurel s’installe durablement en Île-de-France : il n’y a presque plus de petits logements à vendre.
Des prix quasi stables, sauf pour les maisons
D’après les projections des avant-contrats à fin juillet 2026, l’indice des prix des logements anciens affiche une quasi-stabilité sur un an, à -0,6 % au niveau national. Le détail par type de bien montre toutefois un écart net : les maisons reculent de 0,9 %, tandis que les appartements résistent mieux, avec un repli limité à 0,3 %. Sur douze mois à fin mai, les Notaires de France ont enregistré près de 949 000 transactions, un volume qui continue de progresser mais à un rythme plus modéré qu’en début d’année.
Ce ralentissement du rythme de progression traduit surtout un changement de comportement des acheteurs : la demande reste soutenue, mais les candidats à l’achat prennent davantage de temps avant de se décider et négocient plus systématiquement les prix affichés. Le marché confirme ainsi la reprise à deux vitesses déjà observée ces derniers mois, entre grandes métropoles dynamiques et zones plus rurales où les prix peinent à se redresser.
Le crédit se tend légèrement, sans faire dérailler le marché
Après une pause de la Banque centrale européenne confirmée fin juillet, les taux de crédit immobilier restent globalement stables en septembre, avec des moyennes qui oscillent entre 3,08 % et 3,43 % selon les durées, et des meilleurs dossiers empruntant encore autour de 2,75 % sur dix ans. Cette relative stabilité masque cependant un mouvement de fond : les taux ont amorcé une remontée progressive depuis le printemps, ce qui pèse sur le pouvoir d’achat immobilier des ménages, en léger recul sur un an alors même que les prix ne baissent pas.
Pour les primo-accédants, cette conjoncture rend d’autant plus utiles les dispositifs d’aide existants : le prêt à taux zéro continue de faciliter l’achat d’un premier logement pour les foyers qui respectent les plafonds de ressources, en particulier dans les zones tendues où l’apport personnel exigé par les banques reste élevé.
Île-de-France : la pénurie se concentre sur les petites surfaces
- Studios et deux-pièces se raréfient dans l’offre francilienne, alors que la demande de ce type de biens reste très forte chez les jeunes actifs et les investisseurs.
- À l’inverse, les grandes surfaces familiales restent plus disponibles, créant un déséquilibre net entre petites et grandes typologies.
- Cette pénurie ciblée alimente une tension locative qui déborde désormais de la seule capitale, certaines villes de province affichant des ratios candidats/annonce comparables voire supérieurs à ceux de Paris.
Cette situation n’est d’ailleurs plus propre à l’Île-de-France : certaines métropoles régionales connaissent aujourd’hui une tension locative plus forte que Paris, signe que la rareté des petites surfaces s’étend bien au-delà de la capitale.
Ce que ça change concrètement
Pour un acheteur, la période reste favorable à la négociation : les vendeurs, confrontés à des délais de vente plus longs, acceptent plus facilement de revoir leurs prétentions à la baisse. Pour un investisseur en quête d’un petit bien locatif francilien, la rareté de l’offre impose en revanche d’être réactif et de bien préparer son budget avant toute visite, faute de quoi les meilleurs dossiers partent en quelques jours.
Questions fréquentes
Les prix de l’immobilier ancien baissent-ils vraiment en 2026 ?
La baisse reste modérée et concerne surtout les maisons (-0,9 % sur un an à fin juillet 2026), les appartements se montrant plus résistants avec un repli de seulement 0,3 %.
Les taux de crédit immobilier vont-ils continuer à augmenter ?
Après la pause de la BCE fin juillet, les taux se sont stabilisés en septembre, mais la tendance de fond reste orientée à la hausse depuis le printemps 2026.
Pourquoi les petits logements manquent-ils en Île-de-France ?
La demande de studios et deux-pièces reste très forte chez les jeunes actifs et les investisseurs, alors que l’offre de ce type de biens ne suit pas, contrairement aux grandes surfaces familiales plus disponibles.
Sources
- Notaires de France — Tendances et évolutions des prix de l’immobilier
- Challenges — Le manque de petits logements en Île-de-France
- Empruntis — Taux de crédit immobilier, rentrée 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











