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Restauration de la nature : un niveau inédit dans le monde, mais toujours insuffisant

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Illustration generee par IA d'un ecosysteme naturel restaure, foret et zone humide vues du ciel

Un rapport conjoint de la FAO, du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et du secrétariat de la Convention sur la diversité biologique vient de dresser le premier bilan complet des efforts mondiaux de restauration de la nature. Publié en marge de la COP17 biodiversité d’Erevan, en Arménie, il révèle un paradoxe : jamais autant d’hectares n’avaient été remis en état, mais le rythme reste largement insuffisant pour tenir les engagements pris il y a quelques années.

Un niveau de restauration inédit, mais encore fragile

Selon ce rapport, 252 millions d’hectares répartis dans 149 pays font aujourd’hui l’objet d’efforts de restauration écologique, qu’il s’agisse de reforestation, de remise en eau de zones humides ou de réhabilitation de sols dégradés. Les experts de l’ONU parlent d’un niveau inédit depuis le lancement des grands cadres internationaux de protection de la nature, mais le qualifient aussitôt d’« insuffisant » au regard des objectifs fixés pour la décennie. Notre article sur le bilan officiel de la dégradation des habitats naturels en France montrait déjà l’ampleur du chemin restant à parcourir à l’échelle nationale.

Où se concentrent les efforts dans le monde

La répartition des surfaces restaurées reste très inégale selon les milieux. Les terres émergées concentrent l’essentiel des opérations, avec 232 millions d’hectares concernés, loin devant les eaux intérieures (11 millions d’hectares) et les écosystèmes marins et côtiers, qui ne totalisent que 5,7 millions d’hectares.

  • 232 millions d’hectares de terres émergées (forêts, savanes, terres agricoles dégradées)
  • 11 millions d’hectares de zones humides et d’eaux intérieures
  • 5,7 millions d’hectares d’écosystèmes marins et côtiers

Ce déséquilibre inquiète les scientifiques : les milieux aquatiques et marins, pourtant essentiels à la régulation du climat et à la biodiversité, restent les grands oubliés des programmes de restauration, faute de financements et de cadres juridiques adaptés aux eaux internationales.

Un objectif mondial encore loin d’être atteint

Le cadre mondial de Kunming-Montréal, adopté par la quasi-totalité des États, fixe un objectif ambitieux : restaurer environ un milliard d’hectares d’ici la fin de la décennie, soit 30 % des écosystèmes dégradés de la planète. Au rythme actuel, les auteurs du rapport estiment que l’effort doit encore tripler pour espérer atteindre cette cible. Les financements, en particulier ceux issus du secteur privé, devront eux aussi croître fortement. Notre article sur le sommet de l’ONU sur la biodiversité à Erevan détaille les négociations en cours sur ce financement, qui reste le principal point de friction entre pays du Nord et du Sud.

À l’échelle française, un plan national de restauration de la nature a déjà été transmis à Bruxelles, preuve que la dynamique mondiale a aussi des traductions locales concrètes.

Questions fréquentes

Qui a publié ce rapport sur la restauration de la nature ?

Il s’agit d’un travail conjoint de la FAO, du PNUE et du secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, présenté en marge de la COP17 biodiversité à Erevan.

Quel est l’objectif mondial de restauration des écosystèmes ?

Le cadre de Kunming-Montréal vise la restauration d’environ un milliard d’hectares d’écosystèmes dégradés dans le monde d’ici 2030, soit 30 % des milieux abîmés par l’activité humaine.

Pourquoi les écosystèmes marins et aquatiques sont-ils en retard ?

Les eaux intérieures et marines ne représentent que 16,7 millions d’hectares restaurés sur les 252 millions recensés, faute de financements suffisants et de cadres de gouvernance adaptés aux milieux aquatiques et aux eaux internationales.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Myriam Bertaux
Myriam Bertaux suit la maison, la consommation et l’art de vivre pour Arkcity. Elle teste, compare et démonte les fausses bonnes affaires, avec une obsession : ce qui change vraiment dans le budget et le quotidien d’un foyer. Signature éditoriale de la rédaction d’Arkcity. Les articles publiés sous ce nom sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relus par la rédaction.

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