Un nouveau plafond s’applique depuis le 1er octobre 2026 pour les crédits immobiliers les plus longs. Le taux d’usure, c’est-à-dire le taux effectif global maximal qu’une banque est autorisée à appliquer, grimpe à 5,40 % pour les prêts à taux fixe de vingt ans et plus, contre 5,29 % le trimestre précédent. Un mouvement technique, mais qui a des conséquences très concrètes pour les futurs emprunteurs.
Comment ce plafond est-il calculé ?
Le taux d’usure n’est pas fixé arbitrairement : il résulte d’un calcul réglementaire piloté par la Banque de France. Chaque trimestre, l’institution relève le taux effectif moyen pratiqué par les banques sur une catégorie de crédit, puis l’augmente d’un tiers pour obtenir le plafond légal. Pour les prêts immobiliers de vingt ans ou plus, le taux moyen observé au troisième trimestre 2026 s’est établi à 4,05 %, ce qui donne, une fois majoré, le nouveau seuil de 5,40 %.
- Taux d’usure (prêts 20 ans et plus) : 5,40 % depuis le 1er octobre 2026, contre 5,29 % au trimestre précédent
- Calcul : taux effectif moyen du trimestre (4,05 %) majoré d’un tiers
- Ce plafond inclut le taux d’intérêt, l’assurance emprunteur et les frais de dossier
- Révision chaque trimestre par la Banque de France
Pourquoi cette hausse profite paradoxalement aux emprunteurs
À première vue, un plafond plus élevé pourrait sembler défavorable aux ménages. C’est l’inverse : plus le taux d’usure est haut, plus les banques ont de marge pour intégrer le coût de l’assurance emprunteur et des garanties dans le taux final proposé, sans dépasser la limite légale. Un taux d’usure trop bas avait déjà, par le passé, exclu certains profils jugés plus risqués (emprunteurs âgés, dossiers avec un taux d’assurance élevé) du crédit immobilier, faute de marge suffisante pour les banques.
Ce relèvement intervient alors que le marché reste contrasté. Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, les prix des logements anciens ont reculé de 0,8 % sur un an en France métropolitaine, avec une quasi-stabilité pour les appartements (-0,1 %) mais un repli plus marqué pour les maisons (-1,3 %). Dans le même temps, prés de la moitié des notaires interrogés signalent un ralentissement de l’activité entre juin et août 2026.
Ce qu’il faut vérifier avant de signer
Pour un futur acquéreur, ce relèvement du taux d’usure ne change rien au montant des mensualités déjà négocié, mais il élargit la marge de négociation sur l’assurance de prêt et les garanties. Avant de s’engager, mieux vaut comparer plusieurs offres, vérifier le TAEG affiché (qui doit toujours rester sous le plafond en vigueur au moment de l’offre) et ne pas confondre taux d’usure et taux d’intérêt nominal, deux notions souvent mélangées dans les simulations en ligne.
Avec des prix globalement stables à l’approche de la fin d’année et un volume de ventes qui devrait avoisiner les 920 000 transactions sur l’ensemble de 2026 selon les notaires, ce relèvement du plafond pourrait redonner un peu d’air à certains dossiers jusque-là recalés, sans pour autant relancer franchement le marché de l’immobilier ancien.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le taux d’usure ?
C’est le taux effectif global maximal qu’une banque peut légalement appliquer à un crédit, assurance et frais de dossier compris. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France.
Quel est le nouveau taux d’usure pour un prêt immobilier de 20 ans ?
Depuis le 1er octobre 2026, il s’établit à 5,40 %, contre 5,29 % au trimestre précédent, pour les prêts à taux fixe de vingt ans et plus.
Une hausse du taux d’usure est-elle favorable aux emprunteurs ?
Oui dans la plupart des cas : elle laisse plus de marge aux banques pour intégrer l’assurance emprunteur et les garanties dans le taux final, ce qui peut faciliter l’accès au crédit de certains profils.
Sources
MoneyVox ·
Actual Immo ·
Notaires de France
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











