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Des cheveux recyclés pour dépolluer la baie de Guanabara à Rio

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Barrière flottante faite de tubes remplis de cheveux pour absorber les hydrocarbures dans une baie tropicale

À Rio de Janeiro, une barrière flottante de 300 mètres faite de cheveux humains recyclés vient d’être installée pour lutter contre la pollution aux hydrocarbures dans la baie de Guanabara. Une solution low-tech, portée par des associations locales et une université, qui illustre comment un déchet du quotidien peut devenir un outil de dépollution.

Une baie parmi les plus polluées du Brésil

La baie de Guanabara, qui borde Rio de Janeiro, est régulièrement citée comme l’une des étendues d’eau les plus polluées du pays : rejets industriels, eaux usées non traitées et fuites d’hydrocarbures s’y accumulent depuis des décennies. C’est dans la crique de Bom Jesus, sur l’île de Fundão, que les organisations Orla Sem Lixo Transforma (OSLT) et Fiotrar ont installé en mars 2026 leur dispositif expérimental, avec le soutien de la Fondation Groupe Boticário pour la Conservation de la Nature et une coordination scientifique assurée par l’Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).

Pourquoi les cheveux absorbent l’huile

Le principe technique repose sur une propriété bien connue de la fibre capillaire : elle est lipophile, c’est-à-dire qu’elle repousse l’eau tout en attirant les corps gras, huiles et hydrocarbures. Selon les porteurs du projet, un gramme de cheveu peut absorber en moyenne cinq grammes d’huile. Des volontaires compactent des cheveux de dons, de textures et de longueurs variées, dans de longs tubes en filet de coton, formant des boudins qui font office de barrages absorbants économiques et biodégradables une fois utilisés.

Une matière première venue d’un autre combat

Détail notable : les cheveux utilisés proviennent des dons habituellement collectés par Fiotrar pour confectionner des perruques destinées aux patients atteints de cancer. Les mèches jugées impropres à cet usage – trop courtes, trop abîmées ou de texture inadaptée – trouvent ainsi une seconde vie dans la lutte contre la pollution marine, plutôt que d’être jetées.

Une première au Brésil, une technique déjà éprouvée ailleurs

Si le procédé n’est pas totalement inédit à l’échelle mondiale – des dispositifs similaires ont déjà été testés après des marées noires dans d’autres pays -, il s’agit de la première application de cette technologie en milieu naturel au Brésil. Au-delà de l’absorption des résidus pétroliers, la barrière vise aussi à protéger la mangrove locale, écosystème essentiel à la biodiversité de la baie et déjà fragilisé par des décennies de pollution.

Ce qu’il faut retenir

  • Une barrière de 300 mètres composée de cheveux humains enveloppés dans des filets de coton flotte désormais dans la crique de Bom Jesus.
  • Le dispositif combine lutte contre la pollution et protection de la mangrove environnante.
  • Les cheveux proviennent de dons initialement destinés à la confection de perruques pour patients cancéreux.
  • Le projet est suivi scientifiquement par l’Université fédérale de Rio de Janeiro.

Cette initiative s’inscrit dans une série de solutions bas coût expérimentées à travers le monde pour répondre aux défis environnementaux, un sujet suivi de près par les acteurs de la protection de la planète. Elle illustre aussi comment la recherche appliquée en sciences environnementales peut s’appuyer sur des matériaux du quotidien. Le lien avec la collecte de cheveux pour les malades du cancer rappelle enfin combien les enjeux de santé publique et d’environnement peuvent parfois se croiser de façon inattendue.

Questions fréquentes

Pourquoi utiliser des cheveux humains plutôt qu’un autre matériau absorbant ?

Les cheveux sont lipophiles : ils repoussent l’eau tout en captant efficacement les corps gras et les hydrocarbures. Un gramme de cheveu peut absorber jusqu’à cinq grammes d’huile en moyenne, ce qui en fait une matière première peu coûteuse, disponible en abondance et biodégradable.

D’où viennent les cheveux utilisés dans ce projet ?

Ils proviennent des dons collectés par l’association Fiotrar, habituellement destinés à la fabrication de perruques pour les patients atteints de cancer. Les mèches non adaptées à cet usage sont réorientées vers la fabrication des barrières antipollution.

Cette technique pourrait-elle être utilisée ailleurs dans le monde ?

Des dispositifs similaires à base de cheveux ont déjà été employés lors d’opérations de dépollution après des marées noires dans d’autres pays. L’installation de la baie de Guanabara est en revanche la première application de cette technologie en milieu naturel au Brésil, et son suivi scientifique par l’UFRJ pourrait ouvrir la voie à d’autres déploiements.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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