Sous les cours de l’Hôtel-Dieu, sur l’île de la Cité, les archéologues viennent de mettre au jour ce que beaucoup cherchaient depuis des décennies : la première preuve matérielle tangible des origines gauloises de Paris. Ce rempart gaulois, conservé sur une vingtaine de mètres, pourrait appartenir à l’enceinte de l’oppidum de la Lutèce décrite par Jules César, jusqu’ici connue uniquement par les textes antiques.
Une fouille de plusieurs mois sous l’Hôtel-Dieu
Depuis février 2026, le service archéologique de la Ville de Paris (DHAAP) et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) fouillent deux cours de l’Hôtel-Dieu AP-HP, sous la supervision scientifique du ministère de la Culture. C’est à l’été 2026 que les équipes ont dégagé un imposant mur de pierre et de bois, dont la technique de construction est caractéristique des fortifications gauloises de la fin de l’âge du Fer. Le mur porte des traces d’un violent incendie, et des graines carbonisées ainsi que les vestiges d’un bâtiment en bois brûlé ont été retrouvés à proximité, un ensemble qui pourrait faire écho au récit de la conquête romaine de 52 avant notre ère.
Ce que cette découverte change pour l’histoire de Paris
Jusqu’à présent, l’occupation gauloise structurée de l’île de la Cité restait très peu documentée par l’archéologie, malgré les récits de Jules César évoquant l’oppidum des Parisii. Si les analyses complémentaires confirment l’hypothèse actuellement privilégiée par les chercheurs, ce serait la première fois qu’un élément du rempart de cet oppidum est identifié au cœur même de la capitale actuelle. Une découverte qui vient enrichir la longue histoire culturelle de la ville, déjà mise à l’honneur cette rentrée par des expositions comme celle consacrée à Kerry James Marshall au Musée d’Art Moderne ou le triptyque Cézanne, Monet et Tintoret qui anime les musées parisiens.
- Une preuve matérielle inédite : jusqu’ici, aucun vestige n’attestait directement de la présence d’une enceinte fortifiée gauloise sur l’île de la Cité.
- Un lien avec la conquête romaine : les traces d’incendie et le mobilier retrouvé pourraient correspondre aux combats de 52 avant J.-C. relatés par César.
- Une datation encore à confirmer : des analyses complémentaires sont nécessaires pour valider avec certitude le rattachement du mur à l’oppidum parisii.
Un vestige bientôt visible du public
Le ministère de la Culture a annoncé un calendrier précis pour la suite des opérations : un démontage minutieux du rempart, accompagné d’un moulage, est prévu, avant une présentation partielle du vestige reconstitué entre octobre 2026 et début 2027. Une manière de rendre accessible au plus grand nombre une découverte qui s’inscrit dans un mouvement plus large de valorisation du patrimoine national, à l’image du récent Pass Patrimoine destiné à financer l’entretien des monuments historiques.
Questions fréquentes
Où a été découvert ce rempart gaulois ?
Le vestige a été mis au jour dans les cours de l’Hôtel-Dieu AP-HP, sur l’île de la Cité à Paris, lors d’une fouille menée conjointement par le service archéologique de la Ville de Paris et l’Inrap depuis février 2026.
Cette découverte confirme-t-elle définitivement les récits de Jules César ?
Pas encore : il s’agit d’une hypothèse actuellement privilégiée par les archéologues, qui doit être confirmée par des analyses complémentaires avant d’être considérée comme la preuve certaine de l’oppidum gaulois décrit par César.
Le public pourra-t-il voir ce vestige ?
Oui : le ministère de la Culture prévoit un démontage avec moulage du rempart, suivi d’une présentation partielle reconstituée au public entre octobre 2026 et début 2027.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











