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Taxe sur les petits colis : les ventes de Shein, Temu et AliExpress plongent

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Colis de livraison empilés sur le pas d'une porte, illustration de la taxe européenne sur les petits colis

Un mois après son entrée en vigueur, la nouvelle taxe européenne sur les petits colis commence à produire des effets nettement visibles sur les plateformes de e-commerce à bas prix. Selon plusieurs études de marché publiées fin août, les ventes de Temu, Shein et AliExpress en Europe ont chuté de manière spectaculaire depuis le 1er juillet 2026.

Un droit forfaitaire de 3 euros par catégorie de produit

Depuis le 1er juillet 2026, la franchise douanière qui exonérait de droits de douane tout colis d’une valeur inférieure à 150 euros a disparu. À la place, un droit forfaitaire de 3 euros par catégorie tarifaire de produit s’applique désormais à chaque envoi en provenance de pays tiers. Concrètement, un colis contenant cinq t-shirts identiques ne compte que pour une seule catégorie, donc 3 euros de taxe, tandis qu’un colis mêlant un t-shirt, un jean et une paire de baskets relève de trois catégories différentes, soit 9 euros.

Ce régime transitoire doit rester en vigueur jusqu’à la mi-2028, date à laquelle le futur EU Customs Data Hub permettra d’appliquer les taux de douane standards à l’ensemble des marchandises, quelle que soit leur valeur.

Des ventes en chute libre chez les géants du low-cost

L’effet sur les ventes est immédiat. En juillet 2026, Temu enregistre un recul de 50 % de ses ventes en Europe, DHGate de 43 % et AliExpress de 37 %, selon les données de marché relayées par la presse spécialisée. Un choc pour des plateformes dont le modèle économique reposait largement sur des prix unitaires très bas, désormais rognés par la nouvelle taxe.

Cette évolution intervient alors que les habitudes de consommation des Français se transforment déjà en profondeur, entre recherche de bonnes affaires et vigilance accrue sur le prix réel des produits importés.

La France avait déjà tenté sa propre taxe

Ce dispositif européen remplace une initiative française plus modeste : depuis le 1er mars 2026, la France appliquait sa propre taxe nationale de 2 euros par catégorie d’articles. Cette taxe française est suspendue depuis le 1er juillet, un même colis ne pouvant être soumis à la fois au dispositif national et au nouveau droit de douane européen. Nous détaillions déjà, à l’entrée en vigueur du dispositif, ce que cette réforme changeait concrètement pour les acheteurs ; un mois plus tard, ses effets sur le marché sont désormais mesurables.

Rétablir une concurrence jugée déloyale

Pour Bruxelles, l’objectif de la réforme est clair : mettre fin à une concurrence jugée déloyale entre les commerçants européens, soumis à la TVA et aux droits de douane dès le premier euro, et les plateformes extra-européennes qui inondaient le marché de colis à très bas coût grâce à l’ancienne franchise. Une redevance européenne complémentaire, destinée à couvrir les frais de gestion administrative de ces flux de colis, doit par ailleurs entrer en vigueur le 1er novembre 2026, ce qui pourrait encore renchérir légèrement le prix final payé par les consommateurs.

Reste à savoir si cette baisse des ventes se confirmera dans la durée ou si les plateformes ajusteront leurs prix et leur logistique pour limiter l’impact, dans un contexte où le commerce physique cherche lui aussi à tirer parti de la crise du pouvoir d’achat.

Questions fréquentes

Tous les colis en provenance de pays tiers sont-ils concernés ?

Oui, tous les envois postaux d’une valeur intrinsèque inférieure à 150 euros sont désormais soumis au droit forfaitaire de 3 euros par catégorie de produit, quel que soit le pays d’expédition hors Union européenne.

La taxe française de 2 euros s’applique-t-elle encore ?

Non, elle est suspendue depuis le 1er juillet 2026 : un même colis ne peut pas cumuler la taxe nationale française et le nouveau droit de douane européen.

Ce régime va-t-il encore changer ?

Oui, ce système forfaitaire est transitoire. Il doit rester en vigueur jusqu’à la mise en service complète de l’EU Customs Data Hub, prévue mi-2028, qui permettra d’appliquer les droits de douane standards à tous les colis sans exception.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Myriam Bertaux
Myriam Bertaux suit la maison, la consommation et l’art de vivre pour Arkcity. Elle teste, compare et démonte les fausses bonnes affaires, avec une obsession : ce qui change vraiment dans le budget et le quotidien d’un foyer. Signature éditoriale de la rédaction d’Arkcity. Les articles publiés sous ce nom sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relus par la rédaction.

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