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Confiance dans les médias : l’intelligence artificielle s’impose malgré la méfiance des lecteurs

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Illustration abstraite représentant la confiance dans l'information mondiale à l'ère de l'intelligence artificielle

Le dernier grand baromètre mondial de l’information vient de tomber, et son enseignement principal tient en un paradoxe : à mesure que la confiance dans les médias recule, le public se tourne de plus en plus vers des outils dans lesquels il dit pourtant peu croire. L’intelligence artificielle s’installe discrètement dans les habitudes de lecture de l’actualité, sans que cela rassure véritablement les lecteurs sur la fiabilité de ce qu’ils y trouvent.

Une confiance au plus bas depuis le début des mesures

Réalisée auprès de près de 100 000 personnes dans 48 pays, la grande enquête annuelle sur la consommation d’information dresse un constat sans appel : seuls 37 % des sondés déclarent faire confiance à l’actualité la plupart du temps, soit trois points de moins qu’un an plus tôt. Le recul touche 29 des 48 marchés étudiés. Aux États-Unis, la chute est encore plus marquée, avec seulement un quart des personnes interrogées qui font confiance aux médias. Autre signal préoccupant : l’évitement volontaire de l’actualité progresse de deux points, pour atteindre 42 % des répondants, lassés par un flux d’informations jugé anxiogène ou répétitif.

La bascule vers les réseaux sociaux et l’IA

Pour la première fois depuis le lancement de cette étude, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo dépassent les sites et applications de presse comme source principale d’information : 54 % des sondés y puisent leur actualité, contre 51 % pour les médias en ligne traditionnels. Chez les 18-24 ans, plus d’un sur deux cite les réseaux sociaux, la vidéo ou l’IA comme sa principale porte d’entrée vers l’actualité.

L’usage des agents conversationnels progresse lui aussi nettement : 10 % des personnes interrogées déclarent utiliser chaque semaine un chatbot pour s’informer, contre 7 % un an plus tôt, avec un doublement observé en Corée du Sud, en Grèce et en Espagne. Le paradoxe est frappant : seuls 20 % des sondés disent faire confiance aux réponses fournies par ces outils. L’adoption progresse donc plus vite que la confiance qui l’accompagne.

La désinformation, première inquiétude des lecteurs

La crainte des fausses informations continue elle aussi de grimper : 62 % des personnes interrogées dans le monde s’en disent préoccupées, soit quatre points de plus que l’année précédente. Le Nigeria, le Kenya, le Royaume-Uni, l’Australie et le Portugal figurent parmi les marchés où l’inquiétude est la plus vive. En Europe de l’Ouest, tous les pays étudiés enregistrent une hausse d’au moins quatre points de cette préoccupation.

Un modèle économique toujours fragile

Du côté du financement de l’information, la situation reste stable mais loin d’être florissante : 17 % des sondés déclarent payer pour accéder à de l’actualité en ligne, un chiffre inchangé par rapport à l’an dernier. Les pays nordiques restent les meilleurs élèves, avec 40 % d’abonnés payants en Norvège et 32 % en Suède. Ailleurs, l’essor des créateurs de contenu redistribue les cartes : 46 % des sondés s’informent au moins occasionnellement via des créateurs indépendants, même si seuls 3 % en font leur unique source d’information.

Comment s’informer sereinement face à ces bouleversements

  • Croiser systématiquement une information issue d’un réseau social ou d’un chatbot avec une source journalistique identifiée.
  • Vérifier la date et le contexte d’origine d’un contenu avant de le partager, en particulier pour les vidéos.
  • Privilégier les médias qui citent clairement leurs sources et corrigent publiquement leurs erreurs.
  • Garder un esprit critique face aux réponses générées par une IA, encore jugées peu fiables par une large majorité du public.

Ces résultats dessinent un paysage informationnel en pleine recomposition, où la technologie élargit l’accès à l’actualité sans pour autant restaurer la confiance qui s’était érodée au fil des années. Pour les rédactions comme pour les lecteurs, l’enjeu des prochains mois sera de reconstruire des repères fiables dans un environnement où les sources se multiplient aussi vite qu’elles se fragmentent.

Questions fréquentes

Pourquoi la confiance dans les médias recule-t-elle autant ?

Plusieurs facteurs se combinent : lassitude face à un flux d’actualités jugé anxiogène, polarisation croissante des débats publics et multiplication des sources non vérifiées sur les réseaux sociaux, qui brouillent la frontière entre information et opinion.

L’intelligence artificielle est-elle fiable pour s’informer ?

Pas encore selon le public lui-même : seuls 20 % des sondés dans le monde font confiance aux réponses fournies par les chatbots, même si leur usage progresse rapidement, notamment chez les plus jeunes.

Quels pays résistent le mieux à cette érosion de la confiance ?

Les pays nordiques, où le paiement pour l’information reste le plus répandu, s’en sortent généralement mieux, portés par des médias de service public solides et un fort attachement à la presse locale.

Sources

Pour prolonger cette réflexion, retrouvez nos autres analyses dans les rubriques Tech / Net, Conseils et Science.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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