Un séjour de plusieurs mois en orbite ne met pas seulement le corps humain à l’épreuve de l’apesanteur. Il réveille aussi, chez de nombreux astronautes, des virus que leur organisme croyait endormis depuis l’enfance. C’est ce que confirme une synthèse scientifique récente sur la réactivation de virus latents pendant les vols spatiaux, un phénomène observé depuis les missions de la navette jusqu’aux longs séjours à bord de la Station spatiale internationale.
Des virus endormis depuis l’enfance qui se réveillent en orbite
La plupart des adultes portent en eux, sans le savoir, plusieurs virus de la famille des herpès contractés des années plus tôt : virus d’Epstein-Barr, varicelle-zona ou encore cytomégalovirus. Normalement maintenus en sommeil par le système immunitaire, ces agents profitent du séjour en apesanteur pour se manifester de nouveau. Les études recensées montrent que ces virus sont retrouvés dans la salive ou les urines des équipages, aussi bien lors de vols courts d’une dizaine de jours que lors de missions de plusieurs mois en orbite.
Pourquoi l’espace déséquilibre le système immunitaire
En apesanteur, les défenses immunitaires perdent une partie de leur efficacité, tandis que certains signaux inflammatoires augmentent. Résultat : un corps plus lent à réagir face à une infection, mais aussi plus sujet à une inflammation non désirée et à la réactivation de virus déjà présents. Les agences spatiales considèrent désormais ce déséquilibre immunitaire comme un risque reconnu pour la santé des équipages, en particulier sur les missions longues comme celle menée actuellement par l’astronaute canadien récemment arrivé sur l’ISS pour six mois.
Des pistes nutritionnelles pour limiter le phénomène
Face à ce constat, les chercheurs explorent des solutions qui ne reposent pas uniquement sur des médicaments. Un apport suffisant en méthionine, un acide aminé impliqué dans un cycle métabolique clé, aiderait à maintenir ces virus en sommeil en agissant sur l’expression de leurs gènes. Cette piste nutritionnelle s’ajoute aux stratégies déjà testées à bord, et pourrait aussi intéresser les protocoles de suivi de santé appliqués aux missions longues, qu’il s’agisse de retours imprévus comme celui vécu récemment par une astronaute française ou de séjours prolongés sur la station.
Un phénomène déjà bien documenté, mais toujours surveillé
La réactivation virale en orbite n’est pas une découverte isolée : elle est décrite depuis les années 2000 et fait l’objet d’un suivi régulier par les agences spatiales à chaque mission. Ce qui change, c’est la compréhension de ses mécanismes et la recherche de contre-mesures efficaces, alors que les séjours en orbite s’allongent avec les futures missions vers la Lune puis vers Mars. Sur Terre, ce travail intéresse aussi la recherche sur les moyens de soutenir l’immunité dans des contextes de stress prolongé pour l’organisme.
Questions fréquentes
Quels virus se réactivent chez les astronautes ?
Les études mentionnent principalement le virus d’Epstein-Barr, le virus varicelle-zona, l’herpès simplex de type 1 et le cytomégalovirus, tous retrouvés dans la salive ou les urines des équipages.
Dans la majorité des cas, les symptômes restent discrets, mais les agences spatiales la considèrent comme un facteur de risque à surveiller, surtout lors des missions longues.
Existe-t-il un moyen de limiter ce phénomène ?
Les chercheurs étudient notamment un apport suffisant en méthionine, qui aiderait à maintenir ces virus en sommeil, en complément des protocoles médicaux déjà suivis à bord.
Sources
- Synthèse scientifique sur la réactivation des herpèsvirus latents en vol spatial (PubMed)
- Big Think, sur la réactivation du virus de l’herpès chez les astronautes
- Whatsupdoc, sur l’immunité en micropesanteur
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











