Suivre une équipe parce qu’on est né dans telle ville ou que ses parents la soutenaient : ce schéma classique du supportérisme perd du terrain chez les plus jeunes. Une nouvelle étude sur les habitudes des fans montre que la génération Z découvre le sport autrement — souvent par le biais d’un créateur de contenu, d’une anecdote virale ou d’un moment culturel, bien avant de s’intéresser à la compétition elle-même.
Près d’un jeune fan sur deux entré dans le sport par un créateur
Selon les résultats de cette enquête consacrée au « fandom » sportif de la génération Z, 49 % des jeunes fans déclarent s’être intéressés à un sport ou à un athlète grâce à du contenu créé par des fans ou des créateurs, ou à un « moment culturel » extérieur à la compétition sportive proprement dite — un extrait viral, une tenue remarquée, une story Instagram, un clip TikTok.
Autrement dit, l’entrée dans le sport ne passe plus nécessairement par le stade ou la retransmission télévisée du dimanche, mais par le fil d’actualité des réseaux sociaux, au même titre que la musique, la mode ou le cinéma.
Un supportérisme centré sur la personne plus que sur le club
Deuxième enseignement marquant : la loyauté ne va plus systématiquement à une équipe. 32 % des jeunes interrogés disent soutenir avant tout un athlète individuel plutôt qu’un club ou une sélection nationale. Et un quart d’entre eux (25 %) affirment préférer suivre l’histoire personnelle d’un sportif — son parcours, sa vie, ses prises de parole — plutôt que de regarder ses matchs ou compétitions.
- Découverte du sport via des créateurs de contenu ou des moments culturels : 49 %
- Attachement prioritaire à un athlète plutôt qu’à une équipe : 32 %
- Préférence pour l’histoire personnelle d’un sportif plutôt que pour la compétition : 25 %
Ce que cela change pour les clubs, médias et marques
Ce basculement oblige les acteurs traditionnels du sport à revoir leur manière de capter l’attention des plus jeunes générations. Les fédérations et clubs multiplient déjà les partenariats avec des créateurs pour toucher un public qui ne regarde plus la compétition en direct de façon linéaire, mais qui la redécouvre via des extraits, des formats courts et des récits personnels diffusés sur les réseaux sociaux.
Cette évolution rejoint des tendances déjà observées dans d’autres secteurs du mode de vie des jeunes générations, où le contenu créé par des pairs pèse désormais plus lourd que la communication institutionnelle classique. Les marques qui veulent capter cette audience doivent ainsi repenser leurs stratégies de visibilité, en s’appuyant sur les codes des plateformes plutôt que sur les formats télévisés traditionnels.
Sur le plan technologique, cette mutation s’appuie aussi sur les outils numériques d’analyse et de diffusion qui permettent aux créateurs de produire des contenus sportifs à moindre coût et de toucher directement leur audience, un phénomène plus largement documenté dans l’actualité tech liée aux usages des réseaux sociaux.
Un fandom plus fragmenté, mais potentiellement plus fidèle
Si ce nouveau rapport au sport peut sembler plus volatile qu’un attachement traditionnel à un club, il n’est pas nécessairement moins engagé : suivre un athlète pour son parcours personnel crée souvent un lien émotionnel fort, qui peut se traduire par un engagement soutenu sur la durée — tant que le sportif reste visible et actif sur les plateformes où ses fans le suivent.
Questions fréquentes
Pourquoi la génération Z s’intéresse-t-elle moins aux clubs qu’aux athlètes individuels ?
Parce que son entrée dans le sport se fait souvent via des contenus centrés sur une personne — créateur, athlète, moment viral — plutôt que via l’identification traditionnelle à une équipe locale ou familiale.
Le contenu créé par des fans remplace-t-il la retransmission sportive classique ?
Pas totalement, mais il en devient souvent le point d’entrée : de nombreux jeunes découvrent un sport par un extrait ou une anecdote avant de s’intéresser à la compétition elle-même.
Comment les clubs et marques s’adaptent-ils à cette évolution ?
En multipliant les partenariats avec des créateurs de contenu et en misant sur des formats courts et des récits personnels autour des athlètes, plutôt que sur la seule diffusion des matchs.
Sources
Quartz (qz.com) — New study reveals 49% of Gen Z gets into a sport because of creator content
Quartz Allemagne (de.qz.com) — édition sur l’étude Gen Z et le sport
MarketingReport — Social media fuels Gen Z sports fandom
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











