Jamais les Français n’avaient été aussi nombreux à bouger régulièrement. Selon le baromètre national des pratiques sportives 2025, publié par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), 61 % des personnes de 15 ans et plus déclarent une pratique sportive régulière en France, un niveau jamais atteint depuis le lancement de l’enquête. Ce chiffre confirme une tendance de fond : le sport s’installe durablement dans le quotidien, porté moins par l’esprit de compétition que par la recherche de santé et de bien-être.
Un niveau de pratique inédit
L’enquête, menée par l’Injep entre juin et juillet 2025 auprès de 4 019 personnes représentatives de la population française (métropole et outre-mer), objective une progression de 7 points depuis 2018, dont 2 points gagnés sur les deux seules dernières années. Une accélération qui s’explique en partie par la démocratisation des pratiques libres, sans licence ni structure fédérale, et par l’essor d’une offre urbaine accessible : parcs aménagés, pistes cyclables, applications de suivi ou salles en libre accès.
Cette dynamique ne se limite pas aux grandes villes. Les comités régionaux et départementaux olympiques et sportifs, qui relaient localement les résultats du baromètre, observent la même trajectoire ascendante dans les territoires ruraux, où la marche et les activités de plein air jouent un rôle moteur.
La santé avant la compétition
Fait notable relevé par l’Injep : la hiérarchie des motivations a changé. La santé et le bien-être constituent désormais le premier moteur de la pratique sportive, loin devant la performance ou la compétition. Ce basculement traduit une évolution du rapport au corps et à l’effort, où le sport devient un outil de prévention et d’équilibre personnel plutôt qu’une quête de résultats.
Conséquence directe de cette approche : 46 % des pratiquants exercent principalement en extérieur, en pleine nature ou en milieu urbain, plutôt qu’en salle. Le rapport au déplacement suit la même logique de sobriété : 48 % des Français rejoignent leur lieu de pratique principal à pied, contre 44 % en voiture, covoiturage compris.
Marche et course à pied, valeurs sûres
Parmi les familles d’activités recensées, la marche et la course à pied dominent largement le classement. Elles rassemblent 32 % de pratiquants hebdomadaires en 2025, contre 25 % en 2018. Un succès qui doit beaucoup à la simplicité d’accès de ces disciplines : aucun équipement coûteux, aucune inscription nécessaire, une pratique modulable selon le temps disponible.
Cette popularité se retrouve également du côté de la compétition amateur, où les courses sur route et les épreuves de trail affichent des chiffres de participation en hausse constante, confirmant que la marche et la course fédèrent aussi bien les pratiquants occasionnels que les sportifs plus assidus.
Vers une parité femmes-hommes
Autre enseignement du baromètre : l’écart de pratique entre les femmes et les hommes continue de se resserrer. Il ne s’élève plus qu’à 1 point en 2025, contre 6 points en 2018. Un rapprochement progressif qui accompagne le développement d’offres pensées pour un public mixte et la multiplication d’événements sportifs ouverts à toutes et tous.
- 61 % des Français de 15 ans et plus pratiquent un sport régulièrement (+7 points depuis 2018)
- 32 % pratiquent la marche ou la course à pied chaque semaine
- 46 % s’entraînent principalement en extérieur
- Écart femmes-hommes réduit à 1 point, contre 6 points en 2018
- 23 % des pratiquants ont participé à un événement sportif dans l’année
Pour prolonger cette dynamique, quelques conseils pratiques simples suffisent souvent à passer du projet à l’habitude : viser une régularité modeste mais tenable, privilégier les trajets à pied ou à vélo au quotidien, et associer l’effort à un moment de convivialité. Ces réflexes, largement documentés dans les rubriques santé et lifestyle, expliquent en partie pourquoi la pratique sportive s’ancre désormais dans la durée plutôt que de se limiter à un effet de mode.
Questions fréquentes
Qui a réalisé ce baromètre sur la pratique sportive en France ?
L’enquête est menée par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), organisme rattaché aux services de l’État chargés des sports, sur un échantillon de 4 019 personnes interrogées entre juin et juillet 2025.
Pourquoi la marche et la course à pied dominent-elles les pratiques ?
Ces activités ne nécessitent ni équipement coûteux ni inscription dans une structure, ce qui facilite une pratique régulière et flexible, adaptée aux emplois du temps contraints.
L’écart de pratique entre femmes et hommes va-t-il continuer à se réduire ?
La tendance observée depuis 2018 montre un resserrement constant, passé de 6 points à seulement 1 point en 2025 ; les acteurs du sport misent sur la poursuite de cette convergence via des offres davantage mixtes.
Sources
- Le Cercle Points — Pratique sportive en France : niveau record selon l’Injep
- CDOS du Loiret — Baromètre national des pratiques sportives 2025
- Fédération Française de la Randonnée Pédestre — Le sport en France en 2025 : le bilan
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











