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Crédit immobilier : pourquoi les taux repartent à la hausse en France

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Façade d'immeuble résidentiel avec balcons sous un ciel d'automne

Après plusieurs mois d’accalmie, les taux de crédit immobilier repartent à la hausse en France. En septembre 2026, ils s’établissent en moyenne à 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans, selon les derniers relevés des courtiers. Une remontée modeste sur le papier, mais qui change concrètement la donne pour les ménages qui s’apprêtaient à concrétiser un achat cet automne.

Une hausse de +0,11 à +0,12 point en un mois

Tous les horizons de prêt sont concernés : +0,11 point sur 15 ans, +0,12 point sur 20 ans, +0,11 point sur 25 ans par rapport au mois d’août. Sur un emprunt de 250 000 euros sur 20 ans, ce dixième de point supplémentaire représente déjà plusieurs centaines d’euros de coût de crédit sur la durée totale du prêt. Rien de comparable avec les pics de 2023-2024, mais un signal que le répit sur les taux observé depuis le début de l’année touche à sa fin.

Pourquoi les taux remontent maintenant

Cette hausse s’explique d’abord par l’évolution de l’OAT à 10 ans, le taux auquel l’État français emprunte sur les marchés : il a franchi la barre symbolique des 4 %, un niveau plus observé depuis 2009. Or les banques calquent en grande partie le coût de leurs crédits immobiliers sur cette référence.

Deux facteurs alimentent cette remontée. D’une part, les tensions internationales, notamment entre l’Iran et les États-Unis, qui ravivent l’incertitude sur les marchés de l’énergie : le baril de Brent a dépassé les 90 dollars, contre 68 dollars un an plus tôt. D’autre part, le contexte budgétaire français, marqué par une dette publique et des taux d'emprunt qui atteignent des niveaux inédits, pèse sur la confiance des investisseurs.

Ce que cela change pour les emprunteurs

  • Les banques continuent de prêter, mais resserrent leurs marges de négociation, en particulier pour les meilleurs dossiers qui bénéficiaient jusqu’ici de conditions très avantageuses.
  • L’écart entre régions reste marqué : l’Île-de-France conserve les taux les plus attractifs sur 15 ans, tandis que d’autres territoires restent en retrait.
  • Les disparités de prix s’accentuent également selon les zones, certaines régions enregistrant des baisses sensibles quand d’autres résistent, voire progressent.

Cette situation intervient alors que le marché immobilier français confirmait une reprise à deux vitesses ces derniers mois, avec des volumes de transactions qui restaient très dépendants de la confiance des ménages plus que du seul niveau des prix.

Des spécificités françaises qui limitent la casse

Le marché français conserve toutefois des atouts qui le distinguent de ses voisins européens, notamment un encadrement du crédit immobilier plus protecteur, avec des taux fixes majoritaires et des règles d’endettement strictement encadrées par le Haut Conseil de stabilité financière. De quoi limiter l’exposition des ménages à une envolée brutale des mensualités, contrairement à des marchés où les taux variables dominent.

Pour les acheteurs, les courtiers recommandent malgré tout d’accélérer les dossiers en cours et de ne pas attendre une hypothétique détente, les prévisions pour la fin d’année tablant plutôt sur une stabilisation autour de 3 à 3,20 % sur 20 ans que sur une franche baisse.

Questions fréquentes

Pourquoi les taux de crédit immobilier augmentent-ils en septembre 2026 ?

Principalement parce que l’OAT à 10 ans, référence sur laquelle les banques indexent une partie du coût de leurs crédits, a dépassé 4 %, sous l’effet de tensions géopolitiques et du contexte budgétaire français.

De combien les taux ont-ils augmenté ?

Entre 0,11 et 0,12 point selon la durée du prêt par rapport au mois précédent, portant les moyennes à 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans.

Faut-il reporter un projet d’achat immobilier ?

Les courtiers ne recommandent pas d’attendre : les prévisions pour la fin d’année 2026 tablent sur une stabilisation des taux plutôt que sur une baisse marquée.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Myriam Bertaux
Myriam Bertaux suit la maison, la consommation et l’art de vivre pour Arkcity. Elle teste, compare et démonte les fausses bonnes affaires, avec une obsession : ce qui change vraiment dans le budget et le quotidien d’un foyer. Signature éditoriale de la rédaction d’Arkcity. Les articles publiés sous ce nom sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relus par la rédaction.

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