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Seconde main en France : pourquoi Vinted grimpe alors que les achats d’occasion reculent

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Illustration générée par IA représentant un sac de shopping, un cintre et un smartphone, ne représente pas une marque réelle

Mise à jour : 19 octobre 2026. Deux études publiées cette semaine racontent une histoire en apparence contradictoire : d’un côté, la seconde main recule en France selon le Baromètre du Retail Durable du cabinet BearingPoint ; de l’autre, Vinted vient d’entrer dans le Top 5 des sites les plus visités du pays, d’après les chiffres d’audience du deuxième trimestre 2026 publiés par la Fevad. Comment les deux coexistent-elles ?

Ce que dit l’étude BearingPoint

Selon le Baromètre du Retail Durable 2026, seuls 29 % des Français déclarent avoir acheté un produit d’occasion auprès d’un professionnel au cours de l’année, contre une moyenne européenne de 36 %. Sur la revente entre particuliers, l’écart se maintient : 33 % des Français l’utilisent, contre 38 % en Europe. Le secteur de la mode, pourtant moteur historique de la seconde main, affiche un recul comparable : 29 % chez les professionnels, 31 % entre particuliers. L’étude pointe aussi un manque de confiance : seuls 53 % des Français croient aux engagements durables des marques, contre 66 % côté européen, et à peine 28 % acceptent de payer une surprime de plus de 10 % pour un produit responsable.

Vinted grimpe pourtant dans le classement des audiences

Dans le même temps, les données d’audience du deuxième trimestre 2026 compilées par la Fevad montrent que Vinted a dépassé la barre des 20 millions de visiteurs uniques mensuels et s’installe désormais parmi les cinq sites les plus consultés en France, derrière des mastodontes comme Amazon et Leboncoin. La plateforme domine en particulier le segment de l’habillement d’occasion, là où Leboncoin reste imbattable sur la diversité des produits.

Comment lire ce paradoxe

Les deux études ne mesurent pas la même chose. BearingPoint interroge la proportion de Français ayant acheté de l’occasion sur l’année : un chiffre de pénétration qui recule. La Fevad, elle, mesure le volume de visites sur un site donné, indépendamment du nombre d’acheteurs différents. Une explication plausible : une base d’utilisateurs déjà convertis à la seconde main y revient plus souvent, sans que de nouveaux acheteurs rejoignent le mouvement au même rythme qu’auparavant. Autrement dit, la seconde main se concentrerait sur des habitués plutôt que de continuer à convaincre de nouveaux clients, un phénomène déjà observé dans notre article sur la place grandissante de la seconde main dans le shopping des Français.

Un contexte de pouvoir d’achat sous tension

Ce ralentissement intervient alors que la confiance dans le pouvoir d’achat reste fragile, comme le montrent les derniers indicateurs économiques détaillés dans notre article sur la résistance du magasin physique face à la crise du pouvoir d’achat. La prudence budgétaire pousse certains foyers à acheter moins, pas nécessairement à acheter différemment. Le succès de formats comme le social commerce, analysé dans notre dossier sur TikTok Shop et Instagram qui redessinent le shopping des Français, illustre d’ailleurs un autre axe de bascule de la consommation, plus tourné vers l’achat impulsif que vers l’occasion responsable.

Questions fréquentes

La seconde main recule-t-elle vraiment en France ?

Oui, en proportion de Français acheteurs : 29 % contre une moyenne européenne de 36 %, selon le Baromètre du Retail Durable 2026 de BearingPoint.

Pourquoi Vinted progresse-t-il alors que le secteur recule ?

Parce que les deux chiffres mesurent des choses différentes : l’un le nombre de Français acheteurs, l’autre le volume de visites sur un site précis, porté par des utilisateurs déjà convertis qui reviennent plus souvent.

Quel est le frein principal à l’achat d’occasion en France ?

Le manque de confiance dans les engagements durables des marques (53 % seulement) et la faible disposition à payer plus cher pour un produit responsable (28 % acceptent une surprime de plus de 10 %).

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Myriam Bertaux
Myriam Bertaux suit la maison, la consommation et l’art de vivre pour Arkcity. Elle teste, compare et démonte les fausses bonnes affaires, avec une obsession : ce qui change vraiment dans le budget et le quotidien d’un foyer. Signature éditoriale de la rédaction d’Arkcity. Les articles publiés sous ce nom sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relus par la rédaction.

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