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Maroc : comment le dessalement de l’eau de mer sauve l’agriculture d’exportation

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Illustration générée par IA d'une station de dessalement d'eau de mer au Maroc près de cultures agricoles

Dans le sud du Maroc, la région du Souss-Massa fournit 85 % des fruits et légumes exportés par le royaume, pour près de deux millions de tonnes produites chaque année. Face à des années de sécheresse qui ont vidé les nappes phréatiques, cette agriculture tournée vers l’Europe aurait pu s’effondrer. Elle doit aujourd’hui sa survie à un pari technique et financier : dessaler l’eau de l’océan Atlantique pour irriguer les cultures.

Une station devenue vitale pour toute une filière

Depuis 2022, la station de dessalement de Chtouka Aït Baha, près d’Agadir, transforme l’eau de mer en eau douce à grande échelle. Elle produit environ 125 000 m³ d’eau par jour dédiés à l’irrigation, auxquels s’ajoutent 150 000 m³ par jour d’eau potable pour les quelque 1,6 million d’habitants de la région. Concrètement, cette eau dessalée irrigue aujourd’hui plusieurs milliers d’hectares de serres et de cultures maraîchères, et alimente directement environ 1 500 exploitations agricoles, souvent spécialisées dans la tomate cerise, les petits fruits rouges et les légumes primeurs destinés aux rayons des supermarchés européens.

Des exploitants qui multiplient leurs surfaces

Pour les producteurs locaux, l’effet est direct. Cité par l’agence AFP, l’agriculteur Mohamed Boumarg explique avoir pu faire passer sa surface cultivée en tomates cerises de 12 à 50 hectares depuis l’arrivée de l’eau dessalée, avec 60 % de sa production désormais exportée. Un basculement que beaucoup résument par une phrase simple : le dessalement a sauvé l’agriculture de la région.

  • Région Souss-Massa : près de 2 millions de tonnes de fruits et légumes produits chaque année
  • Chiffre d’affaires de la filière estimé à environ 1 milliard de dollars
  • Environ 1 500 exploitations raccordées à l’eau dessalée de Chtouka
  • 125 000 m³ d’eau dessalée par jour réservés à l’irrigation depuis 2022

Un modèle regardé au-delà du Maroc

Cette dépendance nouvelle à l’eau de mer n’est pas sans contrepartie : la dessalement reste coûteux en énergie et en investissement, et pose la question de la soutenabilité à long terme pour des exploitations tournées vers l’exportation plutôt que vers les marchés locaux. Elle illustre néanmoins un choix assumé par les autorités marocaines, qui multiplient les projets similaires sur la côte atlantique pour sécuriser à la fois l’eau potable des villes et l’irrigation des zones agricoles les plus exposées au réchauffement climatique. Un enjeu suivi de près à l’international, alors que la question de l’eau s’impose de plus en plus comme un sujet de sécurité à part entière, comme l’a montré récemment le Forum des Îles du Pacifique consacré au climat.

Pour l’économie marocaine, cette filière agricole reste un pilier à l’exportation dont la bonne santé pèse, à son échelle, sur des indicateurs suivis de près par les économistes, au même titre que le pouvoir d’achat ou l'emploi le sont pour les économies européennes voisines.

Questions fréquentes

Pourquoi le Maroc dessale-t-il l’eau de mer pour son agriculture ?

Les nappes phréatiques du Souss-Massa sont surexploitées par des années de sécheresse successives. Le dessalement permet de fournir une nouvelle ressource en eau, indépendante de la pluviométrie, pour maintenir l’irrigation des cultures d’exportation.

Quelles cultures bénéficient de cette eau dessalée ?

Principalement des cultures sous serre à forte valeur ajoutée destinées à l’exportation : tomates, tomates cerises, petits fruits rouges et légumes primeurs vendus notamment sur les marchés européens.

Ce modèle est-il reproductible ailleurs ?

D’autres projets de dessalement sont déjà à l’étude sur le littoral marocain. Le coût énergétique et financier reste toutefois un frein important, qui limite pour l’instant ce type d’infrastructure aux zones où l’agriculture d’exportation représente un enjeu économique majeur.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Marion Delorme
Marion Delorme couvre l’économie, la vie des entreprises et l’immobilier pour Arkcity. Elle s’attache à traduire les décisions et les chiffres en conséquences concrètes pour ceux qui entreprennent, achètent ou embauchent. Signature éditoriale de la rédaction d’Arkcity. Les articles publiés sous ce nom sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relus par la rédaction.

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