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Sommet des BRICS à New Delhi : ce que contient vraiment la déclaration

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Salle de sommet international avec drapeaux des pays membres des BRICS

À New Delhi, les dirigeants des BRICS ont adopté à l’unanimité, le 12 septembre 2026, une déclaration qui va bien au-delà des habituelles formules diplomatiques. Le sommet des BRICS s’est clos sur un texte de 140 points et plus de 50 mécanismes concrets, allant de la finance à l’intelligence artificielle. Derrière la photo de famille des chefs d’État, c’est un projet de recomposition économique et institutionnelle qui se dessine, porté par l’Inde en présidence tournante du bloc cette année.

Ce qu’a acté la déclaration de New Delhi

Le texte final, négocié pendant plusieurs mois par les sherpas, couvre un champ inhabituellement large : réforme des institutions financières internationales, gouvernance de l’intelligence artificielle, condamnation du terrorisme et appel à la « retenue maximale » sur les tensions en Asie de l’Ouest. L’Égypte, représentée par Abdel Fattah al-Sissi, a insisté sur la nécessité de transformer le bloc en levier concret pour le Sud global, plutôt qu’en simple tribune de discours. Plus de 350 réunions BRICS ont été organisées par l’Inde dans une vingtaine de villes au cours de l’année écoulée, un chiffre qui donne la mesure de l’investissement diplomatique consenti.

Dédollarisation et souveraineté numérique

Sur le plan économique, la déclaration relance la question sensible de la dédollarisation des échanges entre pays membres, sans fixer de calendrier contraignant. L’Inde y a ajouté sa marque avec plusieurs initiatives concrètes : un répertoire commun d’infrastructures numériques publiques, un réseau de formation dans le secteur de la santé, et un centre dédié aux compétences industrielles du bloc, pensé pour accompagner la montée en gamme de la fabrication intelligente dans les pays membres. Cette volonté d’affichage d’unité, à l’image de celle déjà mise en scène par la Chine et la Russie lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Bichkek, traduit une stratégie assumée de resserrement des liens hors des cadres occidentaux traditionnels.

Une réforme de l’ONU en toile de fond

Le texte réaffirme le soutien du bloc à la Chine et à la Russie en tant que membres permanents du Conseil de sécurité, tout en plaidant pour un rôle accru du Brésil et de l’Inde dans l’instance onusienne. Le sujet tombe à point nommé : la France entame justement sa présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de septembre, en pleine semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Deux calendriers diplomatiques qui se croisent, sans forcément converger sur le fond de la réforme institutionnelle.

Le Sud global, nouvelle boussole du bloc

Au-delà des grandes puissances membres, la déclaration s’adresse explicitement aux pays en développement, avec des engagements sur le financement climatique et l’accès aux technologies. Un positionnement qui recoupe, dans un tout autre registre géographique, les inquiétudes exprimées par les petits États insulaires lors du récent Forum des Îles du Pacifique à Palau, où le changement climatique a été érigé en première menace sécuritaire. Le fil conducteur : des pays qui refusent de choisir entre grandes puissances et réclament des instruments financiers et technologiques adaptés à leurs besoins propres.

Ce qu’il faut retenir

  • Déclaration adoptée à l’unanimité le 12 septembre 2026, à l’issue du 18e sommet des BRICS.
  • Plus de 50 mécanismes et initiatives concrets, sur la finance, le numérique, la santé et l’industrie.
  • Aucun calendrier contraignant fixé pour la dédollarisation des échanges.
  • Soutien réaffirmé à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU incluant Brésil et Inde.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la déclaration de New Delhi ?

C’est le texte final adopté à l’unanimité par les chefs d’État des BRICS à l’issue de leur 18e sommet, tenu en Inde. Il rassemble 140 points de consensus et plus de 50 initiatives concrètes touchant à l’économie, au numérique, à la santé et à la diplomatie.

La dédollarisation est-elle actée par cet accord ?

Non. La déclaration relance l’objectif d’échanges moins dépendants du dollar américain entre pays membres, mais sans fixer de calendrier ni de mécanisme contraignant : il s’agit d’une orientation politique, pas d’une décision opérationnelle immédiate.

Quel rôle a joué l’Inde dans ce sommet ?

L’Inde assurait la présidence tournante des BRICS cette année. Elle a organisé plus de 350 réunions dans une vingtaine de villes et porté plusieurs initiatives propres, dont un répertoire commun d’infrastructures numériques publiques et un centre dédié aux compétences industrielles du bloc.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Tristan Reynaud
Tristan Reynaud écrit sur les technologies, les sciences et l’environnement pour Arkcity. Il s’intéresse moins aux annonces qu’aux usages : ce qu’un outil change réellement, une fois l’effet d’annonce retombé. Signature éditoriale de la rédaction d’Arkcity. Les articles publiés sous ce nom sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relus par la rédaction.

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