Depuis le 1er septembre, la France assure la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU pour un mois, une responsabilité qui revient à tour de rôle à chacun des quinze membres de l’instance. Un exercice loin d’être symbolique : ce mandat coïncide avec l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale et sa semaine de haut niveau, l’un des moments les plus denses de l’agenda diplomatique mondial.
Une présidence tournante, un agenda chargé
La présidence du Conseil de sécurité change chaque mois selon l’ordre alphabétique anglais des quinze membres : la France succède au Danemark et cédera la place à la Grèce en octobre. Ce rôle donne à Paris la charge d’organiser les travaux du Conseil, de convoquer les réunions et de veiller à la régularité des échanges sur les crises à l’ordre du jour — une organisation diplomatique que l’on retrouve, à une autre échelle, derrière les grands sommets multilatéraux comme celui de l’OCS à Bichkek.
Quatre priorités affichées par Paris
Le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, Jérôme Bonnafont, a détaillé lors d’un point presse le 1er septembre les quatre axes retenus pour ce mandat : l’Ukraine, le Moyen-Orient, la réforme du maintien de la paix et la lutte contre le terrorisme. La France a indiqué sa disponibilité pour convoquer des réunions d’urgence sur l’Ukraine et le Moyen-Orient dès que la situation l’exigerait, les qualifiant de « priorités pour la France ». Le soutien au Liban figure également parmi les axes d’action prioritaires du mois.
Un agenda calé jusqu’à fin septembre
Plusieurs échéances jalonnent le mois : le renouvellement du régime de sanctions sur le Soudan (10 septembre), un vote sur le groupe d’experts chargé du dossier iranien (17 septembre), et l’examen du mandat de la force de prévention des gangs en Haïti (29 septembre). Un débat thématique sur la réforme du maintien de la paix est prévu le 18 septembre, suivi le 25 septembre par la présentation du rapport annuel du Haut-Commissaire aux réfugiés. Le 11 septembre, une discussion spéciale sur la lutte antiterroriste marquera le 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre à New York.
La France pousse aussi une réforme du droit de veto
Au-delà de la gestion courante des crises, la présidence française met en avant l’initiative franco-mexicaine visant à encadrer l’usage du droit de veto par les membres permanents en cas d’atrocités de masse — un texte aujourd’hui soutenu par 122 États. Paris entend également défendre la place du français comme langue de travail à part entière au sein du Conseil, aux côtés de l’anglais. Ce type d’initiative multilatérale rappelle d’autres tentatives récentes de peser sur les équilibres diplomatiques mondiaux, à l’image du sommet international sur l’espace organisé par Paris ou des efforts d’États comme l’Ouzbékistan pour affirmer leur place sur la scène internationale.
- 1er au 30 septembre : mois de présidence française du Conseil de sécurité
- 4 priorités : Ukraine, Moyen-Orient, maintien de la paix, lutte antiterroriste
- 122 États soutiennent l’initiative franco-mexicaine sur l’encadrement du veto
- 11 septembre : débat spécial pour le 25e anniversaire des attentats de New York
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Questions fréquentes
Pourquoi la France préside-t-elle le Conseil de sécurité en septembre ?
La présidence du Conseil de sécurité tourne chaque mois entre les quinze membres, selon l’ordre alphabétique anglais de leurs noms. La France occupe ce rôle en septembre 2026, après le Danemark et avant la Grèce.
Quel est le rôle concret d’un pays qui préside le Conseil de sécurité ?
Le pays qui préside organise l’agenda des réunions, convoque le Conseil en cas de crise urgente et veille à la bonne tenue des débats. Il ne dispose pas de pouvoirs supplémentaires sur le fond des décisions, qui restent votées collectivement par les membres.
Qu’est-ce que l’initiative franco-mexicaine sur le droit de veto ?
Il s’agit d’un texte porté conjointement par la France et le Mexique, qui appelle les membres permanents du Conseil de sécurité à s’abstenir d’utiliser leur droit de veto face à des situations d’atrocités de masse. Il est aujourd’hui soutenu par 122 États membres de l’ONU.
Sources
diplomatie.gouv.fr ·
press.un.org ·
congoquotidien.com
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











