Depuis la rentrée, une nouvelle règle s’applique dans tous les établissements scolaires français, de la maternelle jusqu’au lycée : l’usage du téléphone portable est désormais interdit pendant le temps scolaire. Une mesure qui marque l’aboutissement d’un mouvement engagé depuis plusieurs années et qui franchit cette fois le seuil du secondaire supérieur.
Une interdiction qui s’étend désormais au lycée
L’usage d’un téléphone portable, ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques, est désormais interdit dans l’ensemble des écoles, collèges et lycées, ainsi que pendant toute activité liée à l’enseignement se déroulant en dehors de l’établissement. Cette extension aux lycées s’appuie sur la loi du 24 août 2026 visant à protéger les mineurs des risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux, promulguée et publiée au Journal officiel le lendemain. Jusqu’ici, seules les écoles et les collèges étaient concernés, l’interdiction dans le secondaire inférieur étant en vigueur depuis 2018.
Concrètement, les élèves ne peuvent plus sortir leur téléphone ni l’utiliser dans l’enceinte de l’établissement, y compris pendant les récréations ou les temps de pause. Certains établissements ont opté pour des casiers ou des pochettes verrouillées, d’autres se contentent d’une simple consigne de rangement dans le sac, charge à chaque règlement intérieur de préciser les modalités pratiques.
Des exceptions encadrées
La règle prévoit plusieurs cas particuliers. Elle ne s’applique pas aux équipements utilisés par les élèves en situation de handicap ou de trouble de santé invalidant, pour qui l’appareil peut constituer une aide indispensable. Le règlement intérieur de chaque lycée peut également prévoir des dérogations pour des usages pédagogiques encadrés par un enseignant, ou pour répondre à des nécessités d’organisation : fonctionnement du centre de documentation et d’information, du service de restauration ou de l’internat, par exemple.
- Interdiction générale du téléphone portable dans les écoles, collèges et lycées
- Dérogation pour les élèves en situation de handicap ou de trouble de santé invalidant
- Usages pédagogiques possibles sur autorisation, encadrés par le règlement intérieur
- Modalités pratiques (pochettes, casiers, rangement) laissées à l’appréciation de chaque établissement
Pourquoi cette mesure maintenant
Le gouvernement justifie cette extension par plusieurs objectifs convergents : réduire l’exposition prolongée aux écrans pendant le temps scolaire, limiter les usages détournés (partage d’images, cyberharcèlement) et recentrer l’attention des lycéens sur les apprentissages. La mesure s’inscrit dans un mouvement plus large de régulation de l’usage du numérique chez les mineurs, déjà perceptible dans d’autres pans de la vie quotidienne des familles, entre gestion du temps d’écran et recherche de nouveaux équilibres, un sujet sur lequel la déconnexion numérique gagne également du terrain chez les adultes.
Sur le terrain, les équipes de direction font remonter des débuts d’application contrastés : certains lycées avaient déjà anticipé la règle les années précédentes à titre expérimental, d’autres découvrent les contraintes logistiques que suppose la collecte de centaines d’appareils chaque matin. La question du coût de ces dispositifs, alors même que le budget de la rentrée scolaire pèse déjà lourd dans les foyers, revient régulièrement dans les conseils d’établissement.
Ce que cela change au quotidien
Pour les lycéens, la bascule est plus sensible qu’au collège : nombre d’entre eux utilisaient jusqu’ici leur téléphone pour organiser leurs trajets, communiquer avec leurs parents en cas d’imprévu ou consulter l'emploi du temps numérique. Les établissements sont invités à proposer des alternatives, qu’il s’agisse d’ordinateurs mis à disposition ou de bornes d’affichage. Plusieurs lycées misent aussi sur des temps de pause plus actifs, dans la continuité des initiatives de sport-santé qui se développent un peu partout en France pour occuper autrement les temps de récréation.
Questions fréquentes
L’interdiction s’applique-t-elle uniquement pendant les cours ?
Non. Elle couvre l’ensemble du temps passé dans l’enceinte de l’établissement, y compris les récréations et les pauses, ainsi que les activités d’enseignement organisées à l’extérieur du lycée.
Tous les élèves sont-ils concernés de la même façon ?
Non. Les élèves en situation de handicap ou de trouble de santé invalidant peuvent continuer à utiliser leur équipement lorsque celui-ci leur est nécessaire, et des dérogations pédagogiques encadrées restent possibles selon le règlement intérieur.
Que risque un élève surpris avec son téléphone ?
Les sanctions dépendent du règlement intérieur de chaque établissement : confiscation temporaire, remise à un adulte référent ou récupération en fin de journée sont les pratiques les plus courantes.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











