Le 1er octobre, Gérard Larcher a été réélu président du Sénat pour un sixième mandat, avec 203 voix sur 302 votants. Un score large, mais qui ne doit rien au hasard : il est le produit direct d’un mode d’élection précis, et d’un Sénat tout juste renouvelé qui a vu, le 27 septembre, l’arrivée de nouveaux équilibres politiques. Retour sur un mécanisme institutionnel que peu de Français connaissent vraiment.
Comment se déroule l’élection du président du Sénat
Contrairement à ce que l’on imagine parfois, le président du Sénat n’est pas désigné par le gouvernement ni par l’Élysée : il est élu par les sénateurs eux-mêmes, au scrutin secret, à la tribune de l’hémicycle. Pour l'emporter au premier tour, un candidat doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés. Cette élection a lieu après chaque renouvellement partiel de l’institution, soit tous les trois ans, puisque le Sénat renouvelle la moitié de ses membres à chaque fois plutôt que la totalité d’un coup, comme c’est le cas à l’Assemblée nationale. Pour en comprendre le détail, le fonctionnement du renouvellement du Sénat mérite d’être rappelé : seule une partie des circonscriptions est concernée à chaque scrutin, ce qui explique la relative stabilité de l’institution dans le temps.
Le 1er octobre, Gérard Larcher affrontait trois candidats issus des oppositions de gauche : le socialiste Patrick Kanner (60 voix), la communiste Cécile Cukierman (22 voix) et l’écologiste Mélanie Vogel (17 voix). Un scrutin sans surprise, qui confirme la solidité de la majorité sénatoriale de droite et du centre.
Un Sénat renouvelé, des équilibres qui bougent malgré tout
Les élections sénatoriales du 27 septembre portaient sur 178 des 348 sièges de la chambre haute. Le résultat global ne change pas la donne politique : la droite et le centre conservent la majorité, avec 231 sièges sur 348 (contre 246 avant le scrutin), loin au-dessus du seuil de 175 sièges nécessaire. Mais deux évolutions notables méritent d’être soulignées. D’abord, le Rassemblement national a réussi à constituer un groupe au Sénat pour la première fois de son histoire, avec 15 sénateurs élus. Ensuite, la gauche progresse légèrement, de 98 à 100 sièges, avec une première entrée de La France insoumise dans la chambre haute. Ce ne sont pas les seuls élus à rejoindre l’institution : le mode de scrutin indirect réserve aussi une place particulière aux sénateurs représentant les Français de l’étranger, élus selon des règles spécifiques.
Pourquoi la présidence du Sénat compte concrètement
Au-delà du symbole, la fonction pèse dans l’architecture institutionnelle française. Le président du Sénat est, selon la Constitution, la deuxième personnalité de l’État : en cas de vacance de la présidence de la République, c’est lui qui assure l’intérim. Il nomme également trois membres du Conseil constitutionnel et pèse sur l’agenda législatif de la chambre haute, qui doit notamment se prononcer sur les textes budgétaires. C’est d’ailleurs au Sénat que se discutent des sujets aussi concrets que la réforme du droit d’amendement des parlementaires sur le budget, qui illustre bien le rôle d’arbitre que joue l’institution dans la fabrique de la loi. Pour les citoyens, ce fonctionnement reste en grande partie invisible, alors qu’il conditionne directement le rythme et le contenu des réformes qui les concernent, qu’elles relèvent de la fiscalité, du logement ou des collectivités locales, sujets suivis de près dans notre rubrique politique.
Questions fréquentes
Qui élit le président du Sénat ?
Les 348 sénateurs eux-mêmes, au scrutin secret, après chaque renouvellement partiel de l’institution tous les trois ans.
Quel est le rôle du président du Sénat en dehors des séances ?
Il assure l’intérim de la présidence de la République en cas de vacance, nomme des membres du Conseil constitutionnel et représente l’institution à l’international.
Le résultat des élections sénatoriales 2026 change-t-il la majorité au Sénat ?
Non : la droite et le centre conservent une large majorité avec 231 sièges sur 348, mais le Rassemblement national forme pour la première fois un groupe et La France insoumise fait son entrée dans la chambre haute.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











