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Congé supplémentaire de naissance : ce qui change pour les parents au 1er juillet 2026

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Parents avec leur nouveau-né à la maison

Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau droit est entré dans le quotidien des jeunes parents : le congé supplémentaire de naissance. Créé par le décret n° 2026-419 du 30 mai 2026, ce dispositif offre à chaque parent en activité une à deux périodes indemnisées pour rester auprès de son enfant durant ses premiers mois. Contrairement à une idée reçue, il ne remplace ni le congé de maternité ni le congé de paternité : il s’y ajoute. Voici, sans jargon, ce qui change concrètement et comment en profiter.

Un droit qui s’ajoute aux congés existants

Le congé supplémentaire de naissance n’efface aucun droit acquis. Il vient compléter les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant, ainsi que le congé d’adoption. Il ne peut d’ailleurs être posé qu’après ces congés, une fois la période initiale terminée. L’objectif affiché par les pouvoirs publics est simple : donner davantage de temps aux familles pendant la phase la plus intense de l’arrivée d’un enfant, sans réduire l’existant.

Autre point important : il s’agit d’un droit individuel et personnel. Chaque parent dispose du sien, et ce droit n’est pas transférable de l’un à l’autre. Un parent ne peut donc pas « donner » ses semaines à son conjoint.

Qui peut en bénéficier, et pour quels enfants ?

Le congé est ouvert largement, bien au-delà des seuls salariés du privé. Sont concernés :

  • les salariés du secteur privé ;
  • les agents publics ;
  • les travailleurs indépendants.

La seule condition de fond : remplir les critères d’ouverture de droits déjà applicables aux congés de maternité et de paternité. Côté enfants, le dispositif vise ceux nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026. Le congé doit par ailleurs débuter dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.

Combien de temps, et combien ça rapporte ?

Chaque parent peut bénéficier d’un congé indemnisé d’un ou deux mois, à prendre en une seule fois ou de façon fractionnée selon l’organisation familiale. L’indemnisation est versée par la Sécurité sociale, avec un taux dégressif :

  • 70 % du salaire de référence le premier mois ;
  • 60 % le second mois.

Ces montants sont calculés dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € en 2026. Autrement dit, la rémunération n’est pas intégrale, mais elle sécurise financièrement une absence qui, jusqu’ici, reposait souvent sur des jours de congés classiques ou sur un congé parental peu rémunéré.

Les démarches à ne pas oublier

Pour poser ce congé, quelques règles pratiques s’imposent, notamment vis-à-vis de l’employeur :

  • informer son employeur au moins un mois à l’avance ;
  • respecter la fenêtre des neuf mois après la naissance ou l’adoption ;
  • anticiper le fractionnement éventuel pour l’articuler avec la reprise d’activité.

Pour les indépendants, la logique est proche mais s’appuie sur les caisses dont ils relèvent. Il est donc utile de vérifier ses droits en amont afin d’éviter toute rupture d’indemnisation.

Ce que cela change vraiment pour les familles

Au-delà des chiffres, ce congé traduit une évolution de fond : il reconnaît que les deux parents, et pas seulement la mère, ont besoin de temps auprès du nourrisson. En rendant le droit individuel et non transférable, le législateur incite chaque parent à s’en saisir, ce qui pourrait, à terme, rééquilibrer la répartition des tâches au sein du foyer. Reste un point de vigilance, qui relève de la prévision plus que du fait établi : l’usage réel dépendra de l’accueil réservé par les entreprises et de la capacité des familles à absorber la baisse de revenu. C’est sur ce terrain que se jouera l’efficacité concrète du dispositif dans les prochaines années.

Pour aller plus loin sur les mesures qui touchent le budget des ménages, consultez notre rubrique Économie. Employeurs et RH trouveront des repères dans la rubrique Entreprise, tandis que l’organisation du quotidien familial est abordée côté Lifestyle.

Questions fréquentes

Le congé supplémentaire de naissance remplace-t-il le congé parental ?

Non. Il s’ajoute aux congés existants (maternité, paternité, adoption) et ne peut être pris qu’après eux. Le congé parental d’éducation reste par ailleurs accessible dans ses conditions habituelles.

Les deux parents peuvent-ils le prendre en même temps ?

Oui, puisqu’il s’agit d’un droit individuel propre à chacun. Chaque parent gère son congé indépendamment, dans la limite d’un à deux mois et de la fenêtre des neuf mois suivant la naissance.

Un travailleur indépendant y a-t-il droit ?

Oui. Le dispositif est ouvert aux salariés, aux agents publics et aux travailleurs indépendants, dès lors qu’ils remplissent les conditions d’ouverture de droits applicables aux congés de maternité et de paternité.

Sources

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