Le 25 septembre, en marge du débat général de sa 81e session, l’Assemblée générale des Nations unies consacre une journée entière à la prévention et à la préparation face aux pandémies. Cette réunion de haut niveau, la seconde du genre organisée à ce niveau depuis la crise du Covid-19, doit aboutir à l’adoption d’une déclaration politique commune aux 193 États membres.
Alors que l’attention médiatique de cette semaine onusienne se concentre surtout sur les tête-à-tête diplomatiques entre grandes puissances, ce rendez-vous sanitaire passe presque inaperçu. Il porte pourtant sur un sujet qui concerne directement chaque pays : la capacité collective à détecter et à contenir la prochaine urgence sanitaire avant qu’elle ne devienne une crise mondiale.
Tirer les leçons d’une crise encore récente
Cinq ans après le Covid-19, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, résume la période passée comme « une histoire d’ingéniosité humaine et d’échec humain ». Des vaccins ont été mis au point en un temps record, mais leur répartition inégale a laissé les populations les plus vulnérables sans accès aux soins pendant de longs mois. C’est ce constat qui a justifié, dès 2023, la mise en place d’un premier cadre de discussion, aujourd’hui actualisé par cette seconde réunion de haut niveau.
Le sujet n’a rien d’abstrait : ces dernières années, plusieurs foyers épidémiques, comme celui d’Ebola en République démocratique du Congo, ont rappelé la rapidité avec laquelle un virus peut se propager lorsque les systèmes d’alerte et de réponse ne sont pas coordonnés à l’échelle internationale.
Une déclaration politique axée sur l’équité et le financement
Placée sous le thème d’une approche « multilatérale et intergénérationnelle » de la santé publique, la réunion du 25 septembre doit déboucher sur un texte négocié en amont par les délégations, puis soumis à l’adoption de l’Assemblée générale. Trois priorités reviennent dans les documents préparatoires publiés par la présidence de l’Assemblée :
- La coordination des systèmes de surveillance entre pays, pour repérer un agent pathogène émergent avant qu’il ne franchisse les frontières ;
- Le financement pérenne des mécanismes de préparation, souvent négligé une fois la crise précédente oubliée ;
- Un accès plus équitable aux vaccins, traitements et équipements médicaux en cas de nouvelle urgence sanitaire mondiale.
Ce dernier point prolonge directement les débats qui avaient déjà entouré la campagne de vaccination contre la Covid-19, où les pays à revenus élevés avaient sécurisé l’essentiel des doses disponibles dans les premiers mois. Les progrès réalisés depuis en matière de recherche vaccinale n’ont pas totalement résolu la question de la répartition mondiale.
Ce que cela change concrètement
Une déclaration de l’Assemblée générale n’a pas de force contraignante immédiate : elle fixe un cap politique, que chaque État reste libre de traduire ou non en engagements budgétaires et réglementaires concrets. Son intérêt principal est de maintenir le sujet à l’agenda international, à un moment où la mémoire des confinements s’estompe et où d’autres urgences, climatiques ou géopolitiques, captent l’attention des dirigeants.
Pour les chercheurs en santé publique, l’enjeu est aussi technique : améliorer les méthodes d’identification rapide des virus reste une condition nécessaire pour que les alertes précoces se transforment en réponses efficaces sur le terrain, avant qu’un foyer localisé ne devienne une pandémie.
Questions fréquentes
Quand se tient la réunion de haut niveau de l’ONU sur les pandémies ?
Elle a lieu le vendredi 25 septembre au siège des Nations unies à New York, dans le cadre de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale.
Qu’est-ce qu’une déclaration politique de l’Assemblée générale ?
C’est un texte négocié à l’avance par les délégations des 193 États membres, adopté par consensus, qui fixe des orientations communes sans avoir de valeur juridiquement contraignante.
Pourquoi ce sujet revient-il cinq ans après le Covid-19 ?
Parce que les mécanismes de préparation mis en place pendant la pandémie tendent à s’affaiblir une fois la crise passée, alors que les experts en santé publique jugent le risque d’une nouvelle urgence sanitaire mondiale toujours présent.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale











