L’envie de vacances reste intacte, mais le porte-monnaie, lui, se resserre. Selon une nouvelle enquête sur les vacances d’été des Français, une majorité de foyers maintient son projet de départ tout en révisant sérieusement son budget, entre inflation persistante et tensions internationales.
Moins de certitude, mais toujours l’envie de partir
D’après l’étude Ifop réalisée pour Alliance France Tourisme auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française (interrogées en ligne du 17 au 20 mars 2026), 68 % des Français prévoient de s’absenter au moins une semaine cet été, soit neuf points de moins qu’en 2025. Signe de la prudence ambiante, seuls 37 % se disent certains de partir réellement, contre 50 % un an plus tôt : beaucoup attendent la dernière minute avant de confirmer leurs projets.
Le budget moyen annoncé s’établit à 1 530 euros par foyer, environ 150 euros de moins que l’an dernier. Pour limiter la casse, les ménages misent sur des arbitrages ciblés plutôt que sur un renoncement pur et simple aux vacances.
La France, grande gagnante des arbitrages
Premier réflexe budgétaire : rester sur le territoire national. 71 % des Français qui partent choisissent une destination hexagonale, un chiffre en hausse de trois points sur un an, contre 23 % pour une destination européenne et seulement 9 % pour un pays plus lointain. Ce repli assumé sur la France traduit à la fois une volonté de maîtriser les coûts de transport, en nette hausse, et une recherche de sérénité dans un contexte international jugé incertain.
Les postes les plus concernés par les coupes budgétaires sont, dans l’ordre : l’hébergement, la restauration et les activités locales. Concrètement, cela se traduit par :
- Un recours accru à l’hébergement chez la famille ou des amis, ou à des formules plus économiques comme le camping ;
- Des séjours parfois raccourcis pour limiter la facture globale sans sacrifier totalement la coupure estivale ;
- Une chasse aux bonnes affaires plus systématique, sur les billets de transport comme sur les activités sur place.
Un été sous contrainte, mais pas un été annulé
Le signal envoyé par cette enquête est clair : les vacances restent une priorité budgétaire pour la majorité des foyers, même lorsque le pouvoir d’achat se tend. Plutôt que d’annuler leur été, les Français rééquilibrent leurs dépenses en fonction de ce qu’ils jugent essentiel. Ces arbitrages rejoignent des tendances de fond déjà observées sur d’autres postes du budget des ménages, où la recherche du meilleur rapport qualité-prix prime désormais sur la spontanéité des achats, un mouvement documenté plus largement du côté de la consommation. Pour anticiper sereinement ces dépenses, quelques conseils pratiques reviennent souvent : comparer les prix plusieurs semaines à l’avance, privilégier les périodes creuses et se tourner vers des services de réservation flexibles permettant d’ajuster son séjour au dernier moment.
Questions fréquentes
Les Français vont-ils globalement moins partir en vacances cet été ?
Pas nécessairement moins nombreux à partir, mais moins nombreux à en être certains à l’avance : l’intention de départ recule, tout comme le niveau de certitude, ce qui traduit surtout une décision prise plus tardivement.
Sur quels postes portent principalement les économies ?
Les Français réduisent en priorité leurs dépenses d’hébergement, de restauration et d’activités sur place, tout en maintenant leur volonté de partir au moins quelques jours.
Pourquoi la France reste-t-elle la destination privilégiée ?
Elle permet de limiter les coûts de transport, souvent le poste le plus sensible à l’inflation, tout en offrant une alternative jugée plus rassurante dans un contexte international tendu.
Sources : Alliance France Tourisme, Euronews, L’Écho touristique.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale








